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Anglais

En attendant quelques patronymes ou termes d’actualité qui sortiraient du registre politique (pour toute personnalité française concernée par la campagne électorale, tapez son nom dans l’espace « recherche » en haut à droite de cette page…), voici quelques clins d’oeil linguistiques que vous n’avez peut-être pas encore repérés sur la Toile. Il s’agit de (réelles) informations affichées dans divers lieux et pays du monde, dans un anglais que la langue locale n’a manifestement pas vraiment permis de traduire, ou du moins d’adapter. Exemples.

Anosognosie

La gnogno…nésie? Ou l’anognogésie? Enfin, bref, quelque chose comme çà. C’est en effet l’affection dont souffre l’ex-président de la République Jacques Chirac, que deux journalistes viennent de rappeler à l’occasion de la sortie d’un livre sur les mensonges (médicaux) des locataires de l’Elysée. Même symptômes pour Liliane Bettencourt, qui n’a manifestement pas toujours eu la mémoire du nombre de chèques signés. Il est probable que la presse parlera plus volontiers de ‘troubles neurologiques’, plus facile à dire et moins précis, alors que la pathologie en question se définit très précisément comme l’impossibilité de reconnaître la maladie dont on est atteint. La preuve étymologique…

Titanic

Titanic, forcément…titanique (si, çà existe), ou tout simplement titanesque: on ne peut plus éviter le mot, à l’occasion de commémorations diverses, sorties cinéma et autres plongées sous-marines documentaires, bref, Titanic, c’est géant. Autant en profiter pour prendre un peu de recul (devant les icebergs?) et rappeler quelques connotations liées au nom du désormais sous-marin pour l’éternité. Et, quand on parle de ‘géant’, on ne peut pas faire plus exact étymologiquement, puisque, dans la folie des grandeurs du début du 20è siècle -ou des «géantudes» aurait dit certain(e)s-, le nom du monumental bateau n’a fait qu’illustrer le délire linguistique des hommes.

Aubrac

L’actualité toujours…et sa suite de personnalités qui (re)viennent à la Une des journaux; l’occasion d’analyser, pour mieux en garder la mémoire, le patronyme du résistant Raymond Aubrac. Le cas est tout à fait significatif de la vie des noms et des surnoms, et même, en l’occurrence, des pseudonymes. Car Raymond est né en 1914 dans une famille juive du nom de Samuel, ce qui ne laisse aucun doute sur la connotation de ce mot, en dévotion au prophète biblique et qui signifie ‘celui qui porte le nom de Dieu’ en hébreu; à l’époque du Bas-Empire romain, le sens glissera davantage vers ‘celui qui a été demandé à Dieu’, nom de baptême d’enfants particulièrement attendus. La référence juive a bien sûr l’importance que vous savez, puisqu’elle obligera le mari de Lucie à emprunter le nom de la région pendant l’occupation allemande.

Forget

Cà c’est passé sur le Rocher, et l’événement a donc fait d’une pierre deux (mauvais) coups: d’une part l’équipe de France de tennis a été éliminée par les Etats-Unis en quarts de finale de la Coupe Davis; d’autre part, le capitaine de ladite équipe a quitté le navire, avec beaucoup de souvenirs et de larmes (sans doute de crocodile, ce qui est logique quand on prend la relève de Lacoste). Bref, Forget a su rester l’homme de fer du tennis français pendant quatorze ans, et cela n’a rien d’étonnant, surtout étymologiquement.