Le site qui vous aide à comprendre le vrai sens de votre patronyme

…  «  Une jeune femme de 52 ans agressée dans un ascenseur » a tittré l’autre jour une chaine d’information (à partir de quand n’est-on plus ‘jeune’?); et, ces jours-ci, « une Noire à la Maison-Blanche (sic) », en parlant de la très ‘claire de peau’ co-listière du Parti Démocrate, ex-procureure d’ascendance jamaïcaine et indienne, ce qui la place très loin d’un épiderme camerounais ou même kenyan (Obama).

Cette façon d’aborder une personne n’étant visiblement -si j’ose dire-  pas concluante (1), intéressons-nous plutôt aux origines…linguistiques du patronyme de la dame, un ‘Harris’ typiquement anglo-saxon donc possiblement américain par la suite mais issu d’un (‘vieux’) continent où les armes à feu sont contrôlées, les frais médicaux remboursés, le mariage autorisé pour tous et l’environnement protégé (parfois).

Harri-s est une forme dite ‘génitive’ de Harry, comme le sous-rejeton d’Elizabeth II, dont la véritable carte d’identité est d’ailleurs Henry (Charles, Albert, David Windsor). Ce ’s’ final marque parfois la provenance d’une lieu (une maison) familial(e) mais le plus souvent la génération directe, traduction du ‘fils d’Henry’. Plus transparente encore est la version complète en Harrisson (Harry-son), comme l’acteur qui joue le…linguiste de « My Fair Lady », Rex Harrison; ou, sous forme de prénom, l’Aventurier qui a perdu son Arche, Harrison Ford.

Bref, quand on est Harris, Harry ou encore Harriot (diminutif français), c’est qu’il y a eu un jour dans la famille un Henry, Henric, Henrik, Heinrich ou Henri, selon les pays; et, pour une fois, la version française se rapproche assez du montage originel de source germaine, soit ‘haim-rik’, soit l’idée de maison (haim) ou de pays, de lieu familier (2); suivi de ‘rik’ (plutôt que ‘rich’, dans un premier temps) qui évoque le pouvoir ou la puissance.

Voilà pourquoi, au 17ème siècle, un roi de France né en Béarn viendra se faire assassiner à Paris, là ou réussirons à se faire entendre au 20ème bien d’autres Henri, comme Genès* (acteur et chansonnier), Grouès* (dit Abbé Pierre) ou Pitot* (l’homme qui sonde les Airbus d’Air France) et tant d’autres. Quant aux petites filles (sans trait d’union) d’Henri, vous trouverez des Henriette dans beaucoup d’Histoires…

Un mot donc sur ce prénom, de choix probablement maternel, un terme typiquement ‘hindi’ (le groupe des langues hindoues) qui évoque le lotus, la fleur sacrée dans beaucoup de traditions orientales. Parfois rapproché (par confusion sonore) avec…Kamélia (camélia, en français!), il symbolise l’ouverture (de l’esprit), l’épanouissement de l’âme, la longévité voire l’éternité.

Or, le lotus français (le mot, parce que sinon, ça ne court pas les mares, en tous cas naturellement) vient du latin ‘lotus’ (nôôn?), lui-même emprunté -comme d’hab- au grec ‘lôtos’, qui désignait plus précisément le fruit du…jujubier (une sorte d’olivier), puis toute fleur aquatique bleue, rose ou blanche (comprenne qui pourra, mais on y arrive), puis le lotus d’Egypte, pendant que les Grecs en faisaient le nom définitif…le trèfle. Alors, « good luck, Kamala », au moins étymologiquement. 

  1. Malgré d’intenses recherches, je n’ai pas pu trouver d’ancienne ‘Une’ au sujet d’ Un blond à la Maison-Blanche’.
  2. Vous allez en savoir beaucoup plus en complétant votre lecture avec l’article sur Amandine Henry (capitaine de l’équipe de foot féminin).

(*) Voir leur chronique respective.

NB: Tout sur Joe Biden? En archives depuis mars 2020. Tapez son nom dans le champ de recherche.

…à chaque élection depuis trente ans. Or, le « dernier dictateur d’Europe », comme le surnomment un certain nombre de ses homologues, suscite actuellement une réaction de contestation. L’homme restera-t-il pour longtemps ‘la lumière de Minsk’ (la capitale)? Peut-être, en tous cas étymologiquement.

Tel que les Européens de l’Ouest (et la majorité du monde) l’écrivent, le nom du-dit président est orthographié à la mode russe, pour ne pas dire soviétique, du temps où nombre de républiques socialistes aujourd’hui dissidentes obéissaient aux règles moscovites. Loukachenko est donc la graphie (l’écriture) occidentale de la version russe ‘Lukasenko’ (son prénom devenant alors Aleksandr), alors qu’en biélorusse il s’appelle Lukachenka (Aliaksandr) mais en réalité son vrai nom est celui de la terre de ses ancêtres (paternels), l’Ukraine, où il est dit Loukachenko (Oleksandr!).

Tout ça pour simplifier (hum…) les choses et en arriver à dire que son patronyme est composé d’une racine ‘louka-‘, suivie du suffixe traditionnel ‘-chenko’, qui dénote clairement une provenance ukrainienne (1). Selon la sonorité de votre état-civil, un Russe percevra donc immédiatement votre origine familiale (2), et éventuellement, à une certaine époque, votre rang social dans la Grande Russie. Bref…

Reste donc à faire toute la lumière sur ‘louka’; on ne peut pas mieux dire puisqu’on considère qu’il s’agit ici d’une variante du prénom Lukas ou Lucas, qui a donné Luc en français. A l’origine, il y a le mot grec ‘leukê’ qui signifie…blanc: les leuko(leuco)-cytes, ce sont les globules blancs, et la leukê(leucé)mie, la maladie éponyme; Leucate (ou Port Leucate), c’est la ville blanche (couleur de la falaise locale), etc…

Or, tous les Loukas ou les Luc (saints ou pas) n’étaient pas forcément des gens blanc-blanc mais qui avaient un rapport avec la lumière, une lumière éclatante (d’où le blanc) comme celle du soleil ou…de leur vie intérieure. Le ‘leukos’ grec va d’ailleurs être récupéré par les Latins avec ‘lux’, qui désigne non pas la richesse mais aussi bien la lumière éternelle (le « fiat lux »  de la Genèse) que le ‘savon de beauté des stars’ (réclame des années 1980), celui qui…illumine votre visage!

Une fois francisé, ce ‘lux’ va alors donner naissance à tous les Luc, surtout sous l’impulsion d’un évangéliste du 1er siècle après JC qui lui aussi voudra rédiger son -Nouveau- Testament; et donc par conséquent à la famille des Lucas (grecs), des Lucio (espagnols), Luciano (italiens) ou encore des Lucien (le petit Luc)…Côté filles, on a d’abord Lucie (la sainte scandinave qui ramène la lumière en hiver), Lucille (la petite Lucie) et aussi Lucette (une petite lumière).

Les Loukachenko devraient donc être particulièrement éclairés; mais quelques linguistes jouent sur le son ‘ou’ contenu dans la première syllabe pour rapprocher (à tort) le nom d’une forme dialectale de la racine grecque ‘loukas’ (‘lykos’, en version académique) qui veut dire le loup; c’est ainsi qu’on appelle les hommes-loups dans les dictionnaires, les ‘lycanthropes’ (lykos-anthropos, loup-homme).

Autre hypothèse (également erronée mais proche d’un point de vue sonore), les Loucaniens, les habitants de la Loucanie (ou Lucanie, aujourd’hui), une région du sud de l’Italie ainsi appelée parce que particulièrement boisée, d’après le terme celte ‘lucus’ (la petite forêt). Rien ne prouve donc que ces Loukaniens aient été des hommes-loups, et pourtant la curiosité locale a concerné pendant longtemps un monstre très particulier, le ‘louka-bos’ (ou bous) soit, littéralement, le ‘boeuf de Lucanie’, autre nom de…l’éléphant.

Défense d’y voir une raison de faire les cornes à Loukachenko, dans un Bélarus qui est l’un des rares pays au monde à n’avoir aucune devise (sur le blason) venue éclairer son peuple. Mais il faudra sans doute faire un jour toute la lumière sur son président; y compris étymologiquement!

  1. Voir les différentes connotations des suffixes d’(ex) influence russe dans l’article sur Matzneff.
  2. En français, bien que le ‘marquage’ se soit atténué, on comprend aisément que Jaouen, Martinez, Etcheverry, Giudicelli ou Zimmermann n’habit(ai)ent pas la même province. 

…la situation de certains quartiers de nos villes. On doit le retentissement médiatique de ce ‘nouvel’ outil de communication principalement à deux ministres de l’Intérieur: il y a déjà plus de vingt ans, Jean-Pierre Chevènement avait qualifié (traité?) des jeunes de ‘sauvageons’; le plus récent ‘premier flic de France’ Gérald Darmanin (1) a poussé le terme jusqu’à un substantif composé avec un préfixe. 

L’un et l’autre ont effectivement à voir avec une histoire de ‘sauvages’ (je veux parler des mots, évidemment), avec des nuances différentes: d’un côté, le ‘sauvageon’ est affublé d’un suffixe presque diminutif et ‘hypocoristique’ (=affectueux); à l’origine, le terme s’utilise pour désigner une ‘pousse folle’, un arbuste, une plante ou une branche que l’on n’arrive pas à contrôler ou diriger, en tous cas un phénomène naturel.

Au sens figuré, le sauvageon -et surtout…la sauvageonne- qualifie un(e) enfant qui a grandi sans éducation donc sans repères, y compris en matière d’instruction; c’est exactement le cas de « L’Enfant sauvage » (merci François Truffaut) dont se délectaient les pages de faits-divers des journaux du 19ème siècle, ces enfants abandonnés (puis retrouvés, forcément) en forêt par des parents trop pauvres, ou des jeunes filles rebelles à l’éducation religieuse… 

‘L’ensauvagement’ est censé être plus inquiétant: le préfixe ‘en-‘ suppose une action en profondeur pour obtenir une modification de la situation, un…en-racinement progressif (ou définitif) de certains comportements, au risque d’en-semencer de mauvaises graines dans le sol national. Et pourtant, il y a quelques siècles, tout ce qui était sauvage était réputé ‘naturellement bon’.

La théorie du « Bon sauvage » chère à Jean-Jacques Rousseau est depuis longtemps un mythe (que son copain Denis Diderot aura à coeur de démolir), une réminiscence de la virginité de l’homme exempt de péché (même si vivant souvent nu) car proche de la Nature originelle. Cette conception un (gros) poil colonialiste aura des conséquences concrètes sur les rapports entre sauvages et ‘civilisés’ au moment des Grandes Découvertes, y compris…d’un point de vue étymologique!

Car, contrairement à ce qu’on pourrait croire spontanément, sauvageon ou ensauvagement n’ont rien à voir avec le verbe sauver ou se sauver (2); sauvage et sauvetage n’ont de proximité qu’en Amazonie peut-être puisqu’il est en fait question de forêt.

En effet, si la famille de ‘sauver’ a pour racine le verbe latin ‘salvare’ (même sens) dont le ‘L’ a été transformé en ‘U’ en français, ‘sauvage’ est une altération de ‘silvage’, en rapport avec ‘silva’, la forêt en latin; l’adjectif ‘silvatique’ a même temporairement existé en ancien-français, pour dire forestier (pas bûcheron, homme de la forêt).

C’est peut-être l’écrivain Montaigne qui a contribué à faire basculer ce sens d’homme-qui-vit-dans-la-nature, en en faisant un être non-éduqué, donc brutal, donc sauvage! Moins de deux siècles après, l’époque de Pascal considère le sauvage comme un être primitif donc peu apte à vivre en société, connotation que gardera l’adjectif moderne avec le sens (progressivement moins violent) de la personne qui fuit les contacts humains donc qui est forcément moins ‘polie’, la version courte de ‘polissée’ (ou policée) c’est-à-dire dégrossie! 

Par-dessus tout ça vient se greffer, pendant plusieurs siècles également, la théorie (chrétienne) selon laquelle il fallait ‘donner une âme’ à ces sauvages ignorants de l’existence de Dieu, état très précisément défini par le mot qui représente celui qui n’a pas d’âme, un (a)animal…Lequel (laquelle) de nos politiques va proposer en premier d’envoyer un jour la fourrière dans ‘les quartiers’?

  1. Voir l’article sur l’origine de son nom en archives
  2. Même si, en voyant arriver Christophe Colomb, les indigènes se seraient écriés (il parait) : « Ciel, nous sommes découverts! »

…l’inconfort du port d’un masque («à cause de la chaleur»), au moins dans quelques cerveaux français? A part dans les gazettes portées sur l’économie (ou son absence) dans les pays du monde, il y a peu d’occasions de parler du ‘Pays du cèdre’; l’actualité en étant une comme une autre, au fait que signifie vraiment Liban? 

Malgré une première syllabe tentante, aucun rapport avec le surnom éventuel d’un pays ‘lib-re’ (1), pas plus qu’avec des ‘libations’ (beaucoup s’en faut), un mot construit sur le mot grec qui signifie une goutte, en général de vin et versée -plus abondamment- en hommage aux dieux.

Non, le Liban vient -étymologiquement- du latin Libanus, lui-même formé sur le grec Libanos, ce qui ne nous…cède pas grand-chose question origine. En fait, la formation du mot est bien antérieure à ces deux langues anciennes, puisque la structure de consonnes sur laquelle s’appuieront des voyelles venues ‘faire chanter’ (littéralement: vocaliser) cette base est la combinaison ‘l-b-n’, exprimée d’abord en Lubnan (arabe commun) ou Lebnèn (dialecte local).

Le futur ‘liban’ (nom commun) est donc issu d’un groupe de parlers régionaux, des langues dites ‘sémitiques’ répandues dans une large zone moyen-orientale actuelle, voire africaine (du Nord et de l’Est) (2). Pour de nombreux peuples de ces pays, la-dite racine sémitique évoque quelque chose de blanc; les chercheurs hésitent entre le lait, l’aliment primaire d’importance dans toute tribu, ou…la neige, celle du Mont Liban (what else?) puisque forcément très ‘remarquable’ par des gens qui vivent dans un pays aride. 

D’autres linguistes relient le nom du pays au ‘louban’, le nom local d’un arbre aux belles fleurs blanches, abondamment présent dans les montagnes locales, et qui produit l’encens, le parfum largement utilisé dans la culture sémite…Encore faudrait-il faire jaillir l’eau de quelque puits, ce qui fut peut-être à la…source de sa capitale, l’une des rares à garder le même son (à quelques variantes orthographiques près) dans toutes les langues du monde!

Bayrut, Beirut, Bairoute, Baïrut, Baijrut ou Beyrouth…toutes viennent du latin Berytus, lui-même copié sur le grec Bêrutos (oui, je sais, je vous l’ai déjà fait) ou…l’égyptien Berita, les mots utilisés dans l’Antiquité pour désigner ce port de la région de  Phénicie, premier nom du Liban et autres pays de la côte est-méditerranéenne (Israël et Palestine comprise).

Cette fois, c’est un mot d’hébreu qui serait à la base d’un phonème (un son) transcrit en ‘be’erot’, le pluriel de ‘be’er’, le puits.  Beyrouth, la ville des puits? En tous cas, malgré la grande proximité sonore, rien de commun avec…Bayreuth (dite Béreuthe, par certains français)!

Le spot bavarois de la ‘teuf à Richard’ (Wagner) s’analyse de façon très occidentale avec les racines -évidemment- germaniques ‘baïer-rung’; ‘baïer’, comme…bayern, faisant référence à la Bavière + ‘rung’, contraction de ‘rodung’ d’après le verbe ‘roden’ qui signifie arracher (de l’herbe ou des arbres) donc défricher. Bayreuth serait ainsi issue d’un village construit dans une clairière…

Pour terminer, je vais vous faire une (grosse) fleur puisqu’il s’agit d’un arbre, le fameux cèdre-emblème du Liban, liée à l’Histoire (3) du pays sur deux plans au moins: historico-symboliquement, c’est le bois dont les architectes auraient fait tous feux pour construire le Temple de Salomon à Jérusalem; plus techniquement, c’est le matériau (réputé léger et imputrescible) utilisé depuis toujours par les marins phéniciens pour assembler leurs vaisseaux.

Et vous savez quoi? ’Cèdre’ en français vient du latin ‘cedrus’, qui vient du grec ‘kedros’, qui veut dire…cèdre. Ou pin maritime. Ou même genévrier! En tous cas, un bois qui ‘sent’ (bon, si possible), dont la toute première racine est dite « origine inconnue » dans les meilleurs dictionnaires. Alors…

  1. Ca, c’est le Libéria, la terre d’Afrique ‘allouée’ aux esclaves noirs revenus (ou échappés) d’Amérique…
  2. Pardon aux historiens (et géographes) des langues pour cette tentative de résumé linguistique.
  3. Histoire récente: le symbole n’apparait -logiquement- qu’en 1943…

…Film de (faux) gangsters avec « Bugsy Malone », suspense politique avec « Midnight Express », comédie musicale avec « Fame », film d’animation « Pink Floyd, The wall », drame psychologique « Birdy »,  policier « La Vie de David Gale », etc…une théorie de succès mémorables (et souvent récompensés) qui empêchent de le parquer dans un genre précis, sauf étymologiquement bien sûr…

Car il ne faut pas chercher plus loin l’origine de ce ‘parker’ anglo-saxon, que feu le cinéaste de Sa Majesté partage (entre nombreux autres) avec un gamin en collant moulant bleu et rouge, un certain Peter Parker qui a tendance à se prendre pour une araignée (Spider-Man)…L’analyse du mot est très facile: park-er, avec une première section qui représente la racine (et pour cause, cela désigne un…parc), sur laquelle a poussé un suffixe en ‘-er’ qui marque une activité ou un métier.

L’équivalent du ‘-ier’ ou du ‘-eur’ français (charcutier, couvreur, etc) en fait donc le surnom d’une personne en rapport avec…non pas un parc au sens où nous l’entendons aujourd’hui c’est-à-dire un jardin public où aller faire courir les enfants, mais plutôt à l’origine un espace boisé (non, pas un parc) et clôturé (non, pas un parc), ce que l’on appellera dans certains cas une ‘garenne’.

A l’époque de Shakespeare (ou de Molière, pour faire l’équilibre) il s’agit en effet d’abord de surveiller et d’entretenir un enclos dans lequel on élevait des animaux pour la chasse. Les Parker britanniques étaient donc parfois proches de la tentation de braconnage, tout comme les Parqueur (apprenez-le) français avant de se retrouver chargés de diriger les voitures sur un…parking.

Pour une vie au grand air plutôt qu’au ras des pots d’échappement, les parqueurs (et les parqueuses, cette fois) pourront se reconvertir dans l’ostréiculture, afin de gérer la production de leurs parcs…à huîtres; plus besoin de sortir le fusil pour débusquer le lièvre derrière un bosquet (sauf certains soirs de réveillon pour éloigner les voleurs de casiers).

Le Parker anglais est donc tout simplement un préposé au parc, éventuellement chargé par la suite de petits travaux de culture ou de plantation en compagnie du Gardner (ou Gardiner), lequel s’occupe proprement du ‘garden’ (le jardin, en v.f), alors que ce sera un…gardien (de bétail) qui s’occupera de parquer les bovins français au pré.

Ce verbe aura également un avenir urbain non négligeable, puisqu’en quittant le…plancher des vaches, notre parc va hériter d’un diminutif, un ‘parquet’ qui désignera dans un premier temps un assemblage de menuiserie à base de lames de bois sur une petite surface (une pièce par rapport à une prairie) et formant donc un ‘petit enclos’ (ôtez vos chaussures avant d’entrer, je viens de cirer, merci). 

A la fin du 17ème siècle, le mot prendra même le sens d’espace (royal ou officiel) réservé aux notables dans l’enceinte d’un tribunal; le peuple restant debout sur les carreaux de la salle pendant les audiences, les juges se démarquaient en siégeant sur une partie surélevée délimitée au sol par un parquet d’où (parait-il) le surnom des représentants du Ministère public.

Il y en a un en tous cas que personne n’aime voir arriver, c’est le fils du (des) Parker, un Park-son rapidement enrichi d’une voyelle qui en fait un…Parkinson. Ce qui est très loin d’avoir été le cas d’Alan; sauf, un peu, étymologiquement!