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Avec ‘pandémie’, ’quatorzaine’, ’confinement’, ‘masque’, ‘écouvillon’ et quelques-uns encore (1), c’est l’un des mots que ce début d’année 2020 aura mis à la Une des médias, l’un des rares à avoir gardé sa nationalité anglaise. Non pas que l’époque rechigne aux tweet, data, smartphone et autre imports linguistiques, mais quelques courageux journalistes se risquent de temps en temps à traduire en un ‘foyer de contamination’ probablement trop effrayant et pourtant plus adéquat. De plus, il y avait déjà un mot idéal dans la langue française!

Déclarations ministérielles, suite (et sans doute pas fin): «…toute autre information à ce sujet -déconfinement, masques, etc- ne serait que fausse rumeur… » (Muriel Pénicaud, ministre du Travail de la République Française; Sibeth N’Diaye, porte-parole du Gouvernement, entre -beaucoup d’-autres). C’est clairement et très distinctement dit devant toutes les caméras et ça n’est pas français, du moins si l’on suppose que les déclarant(e)s souhaitaient probablement dire exactement le contraire: partant du principe (élémentaire) qu’une rumeur est une fausse vérité, une fausse rumeur se retrouve forcément être une véritable information…

Ne nous voilons pas la face, ce n’est pas avec cet article que vous allez apprendre ce qu’est un masque…Mais, comme la chose est en passe de venir l’objet le plus recherché -voire le plus précieux- de l’année, autant chercher à le faire tomber pour découvrir sa véritable origine, en tous cas linguistique. Car, contrairement aux adaptations de bonnets de soutien-gorge (authentique!) dont les Japonais sont devenus friands, il n’y a ni motif ni même couleur sur un ‘vrai’ masque…

Quelques clochettes fraiches au bout d’un brin humide, et un parfum dans l’air qui vous fait voir la vie en blanc: le muguet de cette année ne sera pas différent des précédentes, sauf qu’il vous donne cette fois le signal non plus du printemps mais du retour proche du déconfinement; d’un point de vue végétal aussi, c’est une vraie vacherie. Quant à l’étymologie, c’est une catastrophe: en lieu et place des trois tiges fanées à dix euro, je vous offre en effet une vessie de cerf, un psychotrope puissant, une grappe de raisin et un verre de vin, le tout servi à domicile (et dans leur racine commune) par un petit jeune homme précieux. Explications.

Chaque chiffre, chaque nombre ou presque suscitent une sorte de tradition, de culte, ou plus pathologiquement de crainte. Quel(s) que soi(en)t le(s) numéro(s), les hommes ont en effet le besoin de trouver des liens, aléatoires ou divins, entre des événements ou des objets et des situations. Pour aller au pied de la lettre (ou plutôt du chiffre) d’un point de vue étymologique, que faut-il penser du désormais incontournable (et déjà insupportable) ‘onze mai’?