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…dans l’administration Biden. L’ami et collaborateur du président-proclamé (à cette date) émoustille par avance toutes les rédactions parisiennes, car – ô miracle pour l’accent des journalistes – l’homme est francophile mais surtout francophone, et déroule un discours à peine teinté de ‘Côte Est’ dans la langue de Molière, grâce à des études secondaires en France. De quoi en faire un homme brillant pour ne pas dire plus, y compris étymologiquement!

Tony (si vous fréquentez le Bureau ovale) est bien de pure souche new-yorkaise, mais son patronyme vient de Germanie, du temps où les Amérindiens dormaient encore au chaud sans être découverts sur les rives de l’Hudson…Il faut probablement remonter avant le dixième siècle de notre ère pour dépister une sorte d’onomatopée, qui exprime un cliquètement (blink, blink) puis, par imitation ‘optique’, un scintillement.

On y voit en général la source de plusieurs mots à la sonorité proche, comme le ‘blink’ ou le ‘zwink’ allemands, le ‘wink’ anglais (des clins d’oeil) ou enfin la racine probable de notre nom, le néerlandais ‘blinken’, qui signifie aujourd’hui proprement (si j’ose dire) briller. Non pas en parlant des étoiles, mais très précisément…du reflet des cuivres (ou de l’argenterie, selon vos moyens) que l’on vient d’astiquer, histoire de ‘blinquer’, belgicisme favori des femmes de ménage chargées de faire reluire les cuivres des maisons bourgeoises de Bruxelles (et pas qu’une fois).

Cette racine, forcément étincelante donc, va être suivie d’un suffixe ‘verbal’ tout à fait classique en flamand (que notre haut-fonctionnaire partage d’ailleurs avec son patron, Joe Bid-en (1), ce qui va permettre, dans les régions voisines de la Hollande (qui n’est pas un pays), de transférer puis de réserver le terme au domaine…militaire! Après les bataillons de soubrettes, ce sont donc les soldats qui vont devoir frotter armes et éventuellement bagages dans les casernes.

La coïncidence -uniquement linguistique- oblige à mentionner ici un ex-fantassin de la République française, un homme de troupe du gouvernement Hollande de l’époque, un chargé de la communication présidentielle dont la mission fut brutalement interrompue à cause d’une histoire de cireur de chaussures régulièrement convoqué à l’Elysée (2).

Mais en ce qui concerne le futur Secrétaire des Etats pour l’instant Désunis, rien n’autorise pourtant, malgré un premier discours officiel particulièrement enflammé, à imaginer qu’Antony va se mettre à cirer les pompes de son patron…sauf étymologiquement bien sûr!

(1) Voir l’article (mars 2020) en tapant son nom où vous savez.

(2) Aquilino Morelle. Idem (avril 2014)

…et peut-être pas la dernière, si l’on en juge d’après les déclarations récurrentes et néanmoins contradictoires du « sulfureux homme d’affaires libanais » au sujet d’un supposé financement libyen de la campagne électorale de Nicolas Sarkozy en 2007. Voilà qui fait monter la pression sans doute (au moins pour certains, juges ou prévenus); or, là encore, il y a presque comme un clin d’oeil étymologique dans le patronyme du monsieur!

Difficile de simplifier en évoquant le caractère ‘arabe’ du répertoire de ce nom, tant il faudrait commencer par distinguer les mots d’origine spécifiquement et historiquement maghrébine, turque, voire kurde; tenons-nous en au vocabulaire ‘moyen-oriental’ en l’occurence, avec un ‘taki-eddine’ recollé pour constituer un surnom très évocateur.

‘Taki’ (takhi, pour essayer de s’approcher un peu plus de la prononciation initiale), exprime une idée de crainte; pas forcément de peur au sens de terreur, mais plus symboliquement d’un respect craintif mêlé d’adoration ou d’une appréhension devant la (juste, en principe) colère d’une autorité supérieure…Rien de vraiment ‘physique’ donc dans ce sentiment, qui s’approche assez de ce que le théâtre classique français illustrait en mettant en scène des héros qui ‘craignaient la colère de Dieu’, par exemple.

A défaut d’un dieu (quel qu’il soit), il faut même ici parler plus largement de ‘religion’, puisque la seconde partie du mot, ‘eddine’ représente exactement cette notion. C’est la racine que l’on retrouve en composition dans de nombreux noms mythiques, tels que Ala-(e)ddine (Aladin, en littérature), Sala-(e)ddine (Saladin, en Histoire) ou Zine-(e)ddine (en football*)…

Et, comme d’habitude, un (autre) petit coup d’oeil sur ce qui lui sert de ‘prénom’ n’est pas à écarter, surtout que le ‘ziad’ (zayda) évoque quelque chose qui s’élève, ou qui gagne en importance. Psychologiquement, ou symboliquement, l’idée peut s’appliquer à une accroissement (de richesse spirituelle), une augmentation (de chances de réussite) ou une amélioration (de telle ou telle situation).

Bref, un ‘bonus augmentatif’ – comme on pourrait dire en linguistique – qui s’appliquerait à une approche ou à un niveau plus élevé de vérité; à moins que ce ne soit une plus grande tension dans la crainte d’une révélation judiciaire? Etymologiquement bien sûr. 

(*) voir beaucoup d’autres détails l’article à lui consacré (janvier2016)

…un député libéral qui a accepté d’être le nouveau Premier Ministre, après seize mois d’incertitude électorale (devinez où). L’homme n’est pas un ‘jeunot’ (il fut plusieurs fois ministre, et même vice-Premier dans le gouvernement Di Rupo en 2012), mais il devra (ré?)concilier une coalition de plusieurs partis. Comme parfois (souvent?) en Belgique, il s’agit d’une véritable croix à porter…littéralement.

Déconcerté par l’orthographe flamande, le lecteur français est parfois loin de se douter que ce ‘de-croo’ est tout simplement l’équivalent de notre ‘del-croix’ ou de-la-croix’ d’origine latine! Attention: même s’il suffit (presque) de se fier à la prononciation, rien à voir ici avec les Ducros ou Ducrocq qui se rapprochent (si j’ose dire) d’un…creux, d’un trou ou d’une excavation particulière dans un terrain.

Il n’empêche que les Delacroix et donc les De Croo (*) sont eux aussi des toponymes, des noms de lieu dont on a qualifié autrefois des gens en rapport avec une croix, en général celle d’un calvaire ou d’un oratoire des bords de route et voisin de la maison qu’ils habitaient…Plus prosaïque et moins sacré, il se peut que la croix en question n’ait rien de religieux mais tout bêtement une forme de crois-ement, autrement dit la croisée de chemins, en français du samedi, un…carrefour!

D’ailleurs, c’est le mot latin ‘crux’ qui a fait pousser quantité de croix dans les langues (‘cross’ en anglais, ‘cruz’ en espagnol, ‘croce’ en italien, ‘kreuz’ en allemand, ‘kruis’ en néerlandais, ‘krzyz’ en polonais, et même ‘krect’ en russe)…sauf que, à l’origine (romaine), une croix avait peu à voir avec celle des églises puisqu’elle était en ‘X’, une croix dite de St-André’, celle qui faisait mourir les crucifiés d’asphyxie (par extension des bras) et qui aurait pu éviter de se poser des questions pendant des siècles sur le nombre de clous dans les pieds de Qui vous savez…

La confusion vient probablement du supplice du gibet (la pendaison), lequel requérait bien une forme de potence telle que décrite au 10ème siècle seulement (!) avant de devenir le point de rencontre favori des habitants du Far-West…Quel qu’en soit son profil, une croix deviendra vite, au sens figuré, synonyme de poids lourd à porter donc de peine ou de punition.

Seule exception à ce châtiment: à condition d’y mettre une majuscule, celle de la Légion d’Honneur (ou de toute autre décoration) se porte à la boutonnière, en remerciement de bons et (en principe) loyaux services. Un souhait que l’on formule pour le fils d’Herman (papa a déjà fait carrière en politique, comme chez les Trudeau) dont on espère qu’il ne fera pas une croix trop rapidement sur le nouveau gouvernement. Y compris donc étymologiquement!

(*) On trouve aussi des Du Croo, des De Kroo ou De Croot…

…mais on sait que ce sont des lithographies autrefois offertes en cadeau au  Secrétaire d’Etat auprès du ministre chargé de l’Action et des Comptes Publics (aïe). Or, accepter une faveur de la part d’une entreprise n’entre pas dans la déontologie administrative. La valeur est-elle au-dessus du plafond autorisé ou au-dessous? Toute la question est-là, y compris… étymologiquement! Retrouvez son article (2017) ici…

« Les Chinois ont toujours contaminé le Monde » (ou le monde?)…Pour autant que la traduction française n’ait pas davantage de sous-entendus que la déclaration américaine, voilà qui propulse Michaël Richard Pompeo à la Une, digne Secrétaire d’Etat de son Président, peut-être même étymologiquement!