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Alfa Roméo

Alfa Roméo titre

Salon de lAuto oblige, arrêtons-nous sur le sens caché de l’une des plus grandes marques du secteur, la voiture préférée de la Juliette à son Roméo, puisque plusieurs modèles pour particuliers, après la première Alfetta de course, portent traditionnellement le nom d’une version de Giuletta ou Giula. Etymologiquement, on est en tête de dictionnaire (un nom qui commence par A, ça ne peut pas faire de mal dans les répertoires ou annuaires); on a donc longtemps pensé qu’il s’agissait d’un ‘alpha’, la première lettre de l’alphabet grec. Et vous?

Pas du tout, puisque cet A.L.F.A est l’acronyme de la société fondée à Milan (et pas à Rome) au début du 20ème siècle, la Anonima Lombarda Fabbrica Automobili, no comment, (tout comme la FIAT sera la Fabrique Industrielle des Automobiles de Turin, en v.f). L’ALFA est fondée par un certain Nicola Romeo, et tout est dit ou presque, car ne reste plus qu’à savoir d’où vient chaque mot de la marque, à commencer par les ancêtres du fondateur. On ne peut pas faire plus italien que Roméo, puisqu’il s’agit à l’origine d’une forme d’adjectif qui signifie…romain, celui qui est est né à, ou qui vient de Rome, l’équivalent exact de notre Romain (avec une majuscule, cette fois).

Mais comment, le cas échéant, un français peut-il être ‘romain’ (il n’existe pas de prénom le ‘parisien’). Tout simplement parce que lui-même ou ses ancêtres étaient allé(s) à Rome, pour pèlerinage ou autre négociation avec le souverain pontife…Du coup, en ce qui concerne le nom des voitures, on ne peut s’empêcher de croire à une allusion au drame de Shakespeare (Mercédès est bien le prénom de la fille -ou de la femme de ménage, selon les légendes- de M. Benz!), mais le clin d’oeil est un peu gros.

En réalité, il s’agit d’une suggestion des ingénieurs de la société (et non de Nicola, pas si égocentrique), pour rendre hommage, comme souvent dans la culture italienne de l’époque, à une star de l’écran national, Mme Federico Fellini alias…Giuletta Masina, héroïne du film «La Strada» (la Route, idéal pour un véhicule à moteur, non?), sorti l’année de fabrication de ce modèle. Ce qui ne fait que renforcer le caractère éminemment italien du mot puisque Giuletta, diminutif de Giulia (*), puise son origine (comme l’espagnol Julia/Julio ou le français Julie/Juliette, Jules) dans un surnom de famille des…Julius (oui, celui de César aussi), attribué aux descendants du légendaire prince troyen Enée.

Il n’y en a qu’un qui freine un peu l’enthousiasme, c’est le ‘julot’ français, apparu semble-t-il en Bretagne au 19ème siècle pour désigner des notables locaux riches mais un peu rustres, dont les caractéristiques vont être collées aux premiers souteneurs parisiens des prostituées du quartier Montparnasse (la gare d’arrivée des Bretons). Rarement des Roméo, même étymologiquement!

(*) nom du modèle en illustration la Giulia Veloce, donc forcément…rapide.


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