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Batman

Batman 2

Anniversaire encore, parmi tant d’autres dont vous entendrez parler en cette année 2019: après les 50 ans de Rungis (voir chronique précédente), ceux du premier alunissage (en juillet), les 10 ans de la disparition de Michaël Jackson (juin), les 20 ans de l’Euro (janvier), les 30 ans de la chute du Mur de Berlin (décembre), les 60 ans de Barbie ou d’Astérix (sic), les 100 ans de Citroën (à venir), voici donc le milliardaire aux oreilles pointues le plus chauve et qui sourit le moins, Bruce Wayne le jour, Batman la nuit…

…la nuit forcément, puisque son pyjama de latex noir lui permet de se fondre dans l’obscurité (à condition de fermer la bouche pour éviter d’illuminer la rue avec son sourire maxi-brite) mais surtout de planer sur la ville grâce à ses ailes puisque tout le monde sait bien que ‘batman’ en anglais signifie l’homme qui vole comme une chauve-souris.

L’histoire ne dit pas s’il dort la tête en bas suspendu pour les pieds (on se calme) mais l’explication est plutôt équivoque, au moins étymologiquement parlant. Certes, le justicier créé par Robert Le Joli (Bob Kane, en irlandais) et récemment re-mouliné par Frank Miller (‘le meunier’) a bien pris le virus des chiroptères (1) de nos cavernes, mais on aurait tout aussi bien le prendre pour une ordonnance, disons une ’estafette’ en français c’est-à-dire, en langage militaire, un envoyé qui se glisse derrière les lignes ennemies (en volant sous une cape noire?!)

Par ailleurs, le terrain de jeu idéal de ce chevalier noir aurait dû être davantage un stade de base-ball (ou de cricket, pour faire moins prolo) puisque c’est là qu’on tape le mieux avec une ‘bat’ (ou batte), dont l’origine n’a rien à voir avec les bestioles volantes mais avec le verbe d’ancien…français ‘battre’! La preuve, c’est que tous les ‘batteurs’ frappent aussi bien sur une balle que sur une grosse caisse, ce qui demande toujours pas mal d’énergie.

Mais revenons pour finir à la particularité de notre brute de Bruce (une variante écossaise du prénom romain…Brutus), un constructeur de chariots (2) dont on pourrait se demander si le casque à pointes ne cache pas une calvitie précoce. Pourtant, le petit vampire n’est pas une souris-chauve, mais une souris qui a des oreilles de…chouette, d’où en réalité son nom initial de ‘chouve-souris’, ce qui n’a rien à voir avec une histoire tirée par les cheveux (et où voulez-vous qu’elles se posent quand on les effraie?!)

Bon, le problème de l’animal, c’est qu’il carbure à l’hémoglobine, et ça, ça fait très mauvais genre, ce qui donnera à notre cynique Voltaire l’idée d’employer le mot pour la première fois au 18ème siècle avec un sens figuré pour qualifier des gens qui…vous sucent le sang, ce qui peut évoquer un simple pique-assiette ou le percepteur de vos impôts sur le revenant (pardon, sur le revenu). Comme les gangsters que chasse notre homme volant.

(1) En grec «des doigts (chiro-) au bout des ailes (-ptères)»; ou des ailes en guise de doigts, si vous préférez.

(2) M.Wayne, dans le civil, est un patronyme issu d’un mot de vieil anglais signifiant ‘wagon’, à prendre au sens de charrette ou carriole. En français, il s’appellerait Carrère ou Charrier; en américain, Carter (comme Jimmy); et en allemand, Wagner (comme Richard)!


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