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Biden (Joe)

« Le vieux Joe est de retour » ont titré quelques organes de presse après le succès du sénateur démocrate lors du ‘Super Mardi’ américain (sur 14 états qui ont voté simultanément, J.B en a gagné 9), réitérant ainsi l’exploit de Bill Clinton en 1992 (1). Bien que prêtant encore le flanc à des critiques cyniques (« trop vieux, trop blanc »), l’homme du Delaware a encore de quoi épuiser ses rivaux. Peut-être même étymologiquement!

Mais avant de partir à l’assaut de ce ‘biden’ très discuté, il faut dire un mot -et même deux- de l’état-civil complet de Joe, qui s’appelle en fait Joseph (diminutif: Joe; ça, ça va)…Robinette (branche maternelle) Biden (dynastie paternelle). Sachant, de plus, que Maman s’appelait Catherine Finnegan, donc forcément de souche irlandaise (2), on découvre avec stupéfaction un ‘robinette’ totalement…français (3).

C’est que l’arrière-arrière-arrière-arrière (et quelques autres) famille du bonhomme était originaire de la région de Soissons, un vase dont s’échappa un jour un aïeul pour cause de guerre de religions; après une escale en Angleterre et un débarquement en Pennsylvanie, les Robinette importèrent dans les faubourgs d’Harrisburg (la capitale de l’Etat) ce patronyme…germain, puisque Robinette est le diminutif de Robin qui est le diminutif de Robert (4) , soit ‘rod-berth’ (gloire et célébrité en teuton).

Quant à Biden, la racine anglaise importée semble avoir subi quelques variantes, mais on ne sait pas trop lesquelles. La majorité des linguistes s’accordent sur une apparence de forme conjuguée au passif (bid-en), avec une contraction du verbe ‘to abide’, supporter ou souffrir, avec une notion de permanence; d’où un endurant ou quelqu’un qui tient sur la durée (de campagne?).

D’autres y voient un dérivé de ‘bid’, une enchère, une offre, voire un renchérissement, une insistance. Le verbe ‘to bide’ (faire une proposition, de prix ou d’autre) va trouver son contraire dans ‘to forbid’(-den), refuser ou interdire. Alors, une idée de programme (électoral) que l’on défend avec insistance?

Rien à voir en tous cas avec un ‘bide’ français, très ancienne syllabe d’origine nordique, qui désignait un récipient creux (forcément). Puis, le ‘ventre creux’, particulièrement celui sur lequel la tradition du théâtre, depuis la fin du 19ème siècle, redoute que tombe un comédien en s’étalant dans la fosse ou sur le public. Devenu ridicule en s’éclatant le ventre, il aura donc ‘fait un bide’ (il y a des chercheurs pour ça)!

Pour les acharnés du grimoire, pas de lien non plus -totalement illogique- avec les ‘bidens’, espèce de plante ‘poilue’ aux fruits tombants décrite par le naturaliste suédois Carl Von Linné au milieu du 18ème siècle. Sauf qu’il parait que la-dite plante donne de belles fleurs jaunes, de la même couleur peut-être que le taxi de Joe…

(1) « Back from the dead » (revenu de chez les morts) avait salué la presse à l’époque.

(2) D’où son surnom de ‘Celtic’ dans les fiches de la NSA!

(3) Cela étant, il a probablement bien fait de choisir plutôt Biden sur les affiches (et le reste).

(4) C’est vrai qu’il aurait pu écoper de ‘Bob’ également, mais allez prononcer Bob-Biden. Remarquez, Joe Robinette, c’est pas terrible non plus…


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