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Bienvenue, la Guyane!

Guyane

Selon les semaines, il y a des internautes venus de 13 à 17 pays différents qui me font l’honneur de se connecter sur ce site, avec, ces jours-ci, une arrivée massive de lecteurs résidant en Guyane (française). Coup de chapeau à ces ultramarins fidèles, et, en leur honneur, gros plan sur l’étymologie (que ne connaissent peut-être pas les métropolitains) de ce département français numéro 973. Et l’histoire pourrait commencer ainsi…

«Deux coqs amérindiens vivaient en paix; une poule espagnole survint,
Et voilà la guerre allumée.
Tribus paisibles au siècle trois; c’est au quinzième que vint
le découvreur redouté,
Où des flancs des Caravelles descendit le Christophe,
Et la vie des indiens devint une catastrophe…»

Merci (et pardon) à La Fontaine, qui résume assez bien l’invasion des européens dans cette région côtière, chacun cultivant un jardin lors d’opérations sanguinaires qui amèneront à créer le Guyana (britannique), le Suriname (néerlandais), et la Guyane (française). D’ailleurs, même sur l’étymologie, on se bat encore: s’il est quasiment certain que le mot ‘Guyana’ appartient au vocabulaire améridien (le groupe de dialectes locaux), certains le traduisent par «le territoire des eaux abondantes» (aucun doute sur l’humidité ambiante!), alors que d’autres découpent le terme en deux racines: guai + yana (=le nom +…non!), faisant de la région «le territoire dont il ne faut pas dire le nom», et justifiant ainsi la localisation d’une terre sacrée, tabou (cf chronique précédente) nommée Eldorado ou Eden, selon les cultures…

Ce qui est sûr, c’est que ces deux dernières racines viennent d’un dialecte appelé ‘guaino’ (rien à voir avec Henri), et que l’une des tribus arrivées dans le delta de l’Orénoque au 3è siècle s’appelait les Wayana, avec une transformation du ‘w’ en ‘g’ peut-être interprétée par les européens…
De la même façon, on a rapproché (certainement à tort) Guyane de Cayenne (la plus grande ville locale), en prétextant que la commune porte le nom d’une des rivières sur laquelle elle est construite (le mot serait donc local). Certes, mais n’est-ce pas plutôt le contraire, la rivière ayant emprunté au lieu construit? En fait, la capitale guyannaise s’appelle ainsi à cause d’un mot du vocabulaire des marins : la cayenne est en effet un cantonnement (parfois une caserne), point de chute des navigateurs qui arrivent à destination (d’après le mot de bas-latin ‘caya’, qui veut dire une demeure). La cayenne, c’est donc tout simplement l’endroit où se reposaient les marins, pour Cayenne, voilà un détail piquant, n’est-il pas?

En tous cas, même si on a pu écrire (au 17è siècle) ‘Guianne’ ou ‘Guyanne’, aucun rapport avec la…Guyenne (ou Guienne, comme disait Mr de Montaigne), laquelle vient d’une déformation de ‘La-Guyaine’, elle-même issue de ‘La Quitaine’, autement dit…l’Aquitaine, si l’on restitue le découpage actuel du mot. Quant à notre territoire d’Amérique du Sud, vous voyez, la Guyane, c’est pas le bagne!


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Un commentaire au sujet de Bienvenue, la Guyane!

  1. À LA RECHERCHE DE MES ORIGINES PATRONYMIQUES :

    ACHILLE
    HALMUS

    QUE ME PROPOSEZ-VOUS COMME VOIES DE RECHERCHE
    CORDIALEMENT, DANIÈLE ACHILLE-FABRE

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