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Buisson (Patrick)

Buisson

Avec le nom de famille dont nous allons parler aujourd’hui, nous allons grimper aux arbres, comme le fait actuellement la majorité du personnel politique (politicien) français, à cause d’une histoire d’enregistrements secrets qui ne manquent pas de piquant. En toute logique donc, tout cela n’ira pas bien haut puisqu’il s’agit de parler de Buisson, patronyme sorti des fourrés, d’un petit bosquet, d’une futaie, ou d’un taillis, comme l’indique la racine latine «bosconem», qui a donné naissance aux buissons, et par conséquent aux Buisson. Avec quelques ramifications, dont une branche grenobloise, les Buissonnet; une branche lilloise, les Dubuisson; et enfin une famille auvergnate, les Buissonnier, qui n’étaient pas des fanas de l’école, et dont nous allons reparler plus loin.

Les Buisson ont été nommés ainsi parce qu’ils habitaient un endroit planté de petits arbres. En effet, au Moyen-Age, le buisson désignait n’importe quel arbuste, pas forcément touffu d’ailleurs, le mot servant également à nommer une haie, bref, tout ce qui permettait au gibier de se cacher. D’où une expression assez curieuse, «faire buisson creux», que les chasseurs n’aiment pas beaucoup puisque cela veut dire que le fourré où ils comptaient trouver un lièvre par exemple s’est avéré complètement désert, et que l’animal s’est enfui au nez et à la barbe des chiens et des tireurs!

Etrangement, cette expression a pourtant une histoire tout à fait romantique (comme on pouvait l’être au douzième siècle, c’est à dire de façon pas toujours très fine): c’est celle d’un jeune et bel empereur, un certain Guillaume de Dôle, qui avait des vues sur les dames invitées à un banquet. Pour se débarrasser des maris ou des fiancés, il ordonna de lancer une grande chasse, histoire d’avoir le champ libre, si je puis dire. Evidemment, la chasse était truquée, et les participants firent semblant de chercher dans les buissons, sans rien y trouver, et pour cause. Lorsqu’ils rentrèrent au château, l’empereur s’était bien sûr enfui avec leurs compagnes, tel un cerf sautant hors de l’enclos…

On pourrait dire également que tout ce beau monde avait fait l’école buissonnière, autre expression que nous devons aux buissons, qui ont la réputation d’abriter parfois des activités moins innocentes que la classe, par certains soirs d’été. Cette école buissonnière n’a pas été inventée par un M. Buisson, mais tout simplement parce qu’elle avait lieu dans la campagne, assis au milieu des fourrés qui servaient à se cacher. A se cacher de qui? Des soldats du roi tout simplement, pour une raison tout à fait historique. Au milieu du 16è siècle, l’école était assurée principalement par des prêtres; or, certains villages voulaient éviter de payer une taxe à l’Eglise, et allèrent faire la classe au milieu des bois; c’était donc l’école des buissons, devenue école buissonnière, terme qui désignera aussi, avant la promulgation de l’Edit de Nantes, les écoles clandestines protestantes, qui étaient officiellement interdites et donc obligées de se cacher pour pouvoir exister.

En tout cas, il y a un Buisson célèbre qui n’a pas eu le temps de se mettre au vert, puisqu’il s’agit d’Emile Buisson, surnommé l’Homme au regard noir, qui fut guillotiné pour ses crimes en 1956, mais qui est passé à la postérité dans le roman «Flic Story», de Roger Borniche…Alors Mr Buisson, si vous avez séché l’école quand vous étiez petit, ou que vous ratez un gibier de temps en temps, ne vous inquiétez pas, tout cela est très logique. En tous cas étymologiquement.


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