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Cavendish (Mark)

Cavendish Mark

Encore un petit tour de roue étymologique, en ce mois de juillet cycliste, pour éclairer l’origine du vainqueur de la 15è étape du Tour de France à Montpellier, ce dimanche 17, j’ai nommé le britannique Mark Cavendish, par ailleurs prétendant prétendument prêt à préempter le podium final. Wait and see… Il n’empêche, ce coureur est un exemple, au moins d’un point de vue patronymique! En effet, Cavendish est un nom de formation et de souche typiquement anglaises (disons anglo-saxonnes, pour être chronologiquement correct), car on en trouve trace en…1086, dans des répertoires domestiques de la province du Suffolk, comté de l’est de l’Angleterre (dans la « bosse », côté droit, capitale Ipswich). Or, qu’il soit anglais ou pas, son parcours est très significatif de la transmission des patronymes à travers les siècles.

Il s’agit en fait d’un surnom, peut-être celui qui s’appliquait directement au comte de l’époque, le propriétaire des terres, mais aussi à ses administrés, lesquels, proches ou non de la maison comtale (si, c’est l’adjectif!), pouvaient tout à fait prendre ce même surnom, quand ils quittaient la région pour chercher du travail par exemple ou tout simplement pour marquer leur lieu de naissance. C’est le même phénomène qui s’est passé partout dans le monde, y compris en France, avec les gens qui portent des noms de lieux, villages, villes, régions ou pays. L’intention de base est toujours la même: désigner « le gars qui vient de… »

Or donc, l’ancêtre de notre véloce vélocipédiste est un Cavendish, mot formé de deux racines que même Shakespeare avait du mal à se mettre dans l’oreille, car elles viennent du 12è siècle, quand la première graphie (=écriture) « Kavandisc » s’est transformée en « Cavenedisc », puis Cavendisch, et enfin Cavendish. Les deux racines en question sont « Caf/v » + « edisc-h»; la première représente un adjectif qui évoque quelque chose de téméraire, d’effronté, d’audacieux. La seconde représente un enclos ou un pâturage. L’assemblage des deux indique sans doute un endroit difficile d’accès, « osé » pour faire paître des animaux; ou peut-être un pacage réservé (donc « interdit »), d’où cette idée d’occupation audacieuse d’un territoire.

Ne serait-ce pas un mauvais présage (pour les français), ce type qui risque de « squatter » le pré-carré des Champs-Elysées?!


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