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Chandeleur

Chandeleur

S’il y une fête qui fait quasiment l’unanimité, c’est bien la chandeleur: chiffre d’affaires garanti pour les pâtissiers, avec ceux qui les aiment toutes prêtes; pour les vendeurs de farine pour ceux qui préfèrent se les mettre sur la tête…Seulement voilà, à l’origine, il s’agit simplement de célébrer le prochain retour du beau temps, bien loin de toute connotation religieuse concernant la Vierge Marie, mais plutôt en observant les animaux (que voulez-vous, il y a quelques générations, il n’y avait pas de gens qui faisaient de grands gestes devant une carte à la télé pour vous cacher le temps qu’il fera juste à l’endroit où vous habitez).

Bref, on faisait confiance aux ours par exemple; en France, du temps où il y en avait encore assez pour donner des cheveux blancs aux écolos (et des boutons aux bergers) on disait que le 1er février à minuit, l’ours sortait de sa tanière pour observer le ciel: s’il pleuvait ou s’il neigeait, l’hiver n’était pas fini, et tout le monde allait se recoucher pour quarante jours. Au contraire, si le ciel était clair, c’était que l’hiver était terminé, et que le beau temps n’était pas loin…(manifestement, il va bientôt falloir sortir les centrales nucléaires pour abuser les nounours!).

Aux Etats-Unis, c’est tout pareil, sauf qu’ils ont choisi la marmotte, laquelle est chargée de venir faire le point météo. Comme on ne rigole pas avec le saucisson en fourrure, il s’agit d’une affaire de portée nationale, le « Groundhog Day », le jour de la Marmotte, qui était d’ailleurs le titre original d’un film sorti en France sous le nom « Un jour sans fin ». Cherchez l’erreur…Seul avantage -non négligeable- de la marmotte américaine sur sa collègue Dinde de Noël: il est hors de question (et de portée) de la faire passer à la casserole.

Et les crêpes, dans tout ça? Eh bien, selon la tradition, la crêpe ressemble symboliquement à un petit soleil, d’où la nécessité de bien l’envoyer au plafond (« au ciel ») voire en haut du buffet, pour évoquer ce soleil qui revient après l’hiver! A défaut de soleil, et pour accompagner les crêpes ou pas, on a pris une petite lumière, la…chandelle, d’où le nom de chandeleur, à ne pas confondre avec la bougie, mais ceci est une autre histoire (*). En tous cas, on rejoint la mythologie des fêtes païennes (surtout scandinaves) du retour de la lumière naturelle, après le basculement du solstice d’hiver. Cela étant, la nature n’agit pas toujours aux ordres du calendrier inventé par les hommes…

En tous cas, il y en a un qui porte le nom de la chandelle, version sud de l’Italie, c’est un certain Candeloro (littéralement, le candélabre). Une étymologie qui prédispose peu à tenir la chandelle mais plutôt à la faire, mais là, je m’avance peut-être sur un terrain glacé. Il vaut mieux terminer cette chronique avant que je ne m’étale…comme une crêpe. (voir aussi la rubrique voisine sur l’amateur de glisse en question)

(*) on attribue généralement l’origine du mot ‘bougie’ à la ville côtière de l’Est algérien de Bugayà (…Bougie), d’où venaient les chandelles de cire fine dès le 15è siècle.


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