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Coronavirus

Il parait que c’est, en ce moment, le champion toute catégories des recherches sur Internet, l’inquiétude provoquée par la propagation du virus en question en étant évidemment la cause. Mais, si le mot est maintenant retranscrit (et dit) des millions de fois sur la planète, on ne connait pas forcément son origine, étymologiquement s’entend…

Or, que vous ayez fait du latin ou pas, le nom est assez transparent; même sans entrer dans des termes médicaux complexes, il s’agit tout ‘simplement’ d’un corona-virus, un virus-à-couronne, tout cela pour qualifier l’apparence de la bestiole sous le microscope électronique, une cellule avec de grandes franges autour qui font penser aux protubérances de la couronne solaire (et non pas à des trompettes, désolé) (1).

La-dite couronne est donc bien l’image d’une…auréole ou d’une étoile à branches dont la définition originelle mérite qu’on s’y arrête quelques instants. Car une ‘corona’ (ou ‘korônê’ en grec) n’a rien à voir -en tous cas au début- avec le découpage en carton brillant que vous (im)posez sur le crâne de Mamie chaque année au moment de la Galette des Rois dès qu’elle s’est cassé le dentier sur la fève.

Car, qu’elle soit sur la calvitie de Napoléon ou la mise en plis d’Elizabeth (2), une couronne n’est pas fermée! Le premier sens n’a en effet clairement rien à voir avec un symbole royal (ou pâtissier) puisqu’il s’agit de la définition d’une…corneille. Oui, oui, l’oiseau; en général peu apprécié d’ailleurs car, à l’époque, largement confondu avec le corbeau, toujours de mauvais augure.

Et quelle est la caractéristique première d’une corneille? Son bec bien sûr, dont la forme recourbée va permettre de faire dériver la définition, successivement sur un autre volatile (le cormoran), puis par comparaison de forme, sur une…poignée porte, un crochet de navire, un soc de charrue, la courbe d’un arc et même l’articulation du coude, bref, rien qui, de près ou de loin, ne ressemble à un cercle avec des pointes et des bijoux incrustés!

En passant des Grecs aux Romains, qui veulent se jouer toujours plus ‘intello’ -du moins à l’époque dite classique- et avant de devenir un jour une monnaie grâce à la trombine de la royale personne figurant côté…face, la couronne est toujours ‘ouverte’: elle est alors plus proche d’une couronne de lauriers, celle qui récompense les vainqueurs (de la guerre ou des Jeux), soit deux courts rameaux tressés et donc forcément rigides de chaque côté de la tête; la forme est donc bien seulement courbe et non pas cerclée.

On dit que l’image de la couronne ‘fermée’ ne se figera en Occident qu’avec la représentation de la couronne d’épines, celle du Christ (le…’Roi des Juifs’), premier symbole terrestre d’une ascendance divine que le moindre aristo de sang-bleu n’aura de cesse de revendiquer (au moins jusqu’en 1789).

Il n’empêche, entendre prononcer le mot de ‘corona’ sur tous les tons en fait sursauter plus d’un, sans avoir besoin pour autant de revenir d’un remplissage de caddie au marché aux fruits de mer de Wu-Han: ce sont les fanas de la bière mexicaine homonyme (3), celle que l’on déguste avec une tranche de citron vert au goulot et dont l’étiquette représente précisément une belle couronne.

On se bat toujours pour savoir si c’est en référence à la smala régnante de Madrid ou (antérieurement) à l’impératrice du Mexique Charlotte, pays autrefois sous contrôle belge. Alors, virus pour virus, autant choisir pour l’instant celui de l’ivresse d’une belle mousse. Même étymologiquement!

(1) Les protubérances du soleil, pas forcément plus sympathiques pour l’organisme humain, même parfois de loin, mais bon…

(2) Numéro au choix.

(3) dont feu le président Jacques Chirac


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