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Debré (Jean-Louis)

Debré

Dernières heures (de fonction) pour le Président du Conseil constitutionnel, en attendant le passage du témoin à Laurent Fabius. Le fils de l’ex-Premier Ministre du Général de Gaulle (Michel), frère du médecin et député (Bernard) et du peintre (Olivier), petit-fils du professeur Robert (les hôpitaux, c’est lui, un des pères de la pédiatrie en France), ouf…D’une certaine façon, il faut peut-être rajouter à la liste l’universitaire, académicien Goncourt et fan de Che Guevara Régis Debray, puisque la phonétique introduit une certaine équivoque. Malheureusement, l’étymologie aussi…

La souche linguistique des Debré semble venir de l’Est de la France, bien que le nom se soit répandu rapidement dans toute la partie ‘langue d’oïl’ (au-dessus de la Loire, schématiquement). Plusieurs théories s’affrontent à leur sujet, dont la plus ‘technique’ est d’en faire un diminutif ou un nom de filiation, autrement dit le fils-de-Bré, autre orthographe officielle mais temporaire de ‘bref’. Or, comme pour le brave Pépin fondateur des Carolingiens, il s’agissait là d’un adjectif qualificatif à prendre au pied de la toise, c’est-à-dire quelqu’un non pas qui parlait peu mais qui était -physiquement- bref ou court…bref, petit. L’épithète pourrait convenir au patriarche Michel, mais bien moins à Jean-Louis!

L’hypothèse la plus fréquente est d’en faire un nom de provenance, qui désigne l’endroit d’où venait (parfois où résidait) l’ancêtre de la famille, soit un village ou un simple lieu nommé…Bré. Manque de chance, selon les régions et les patois, ce ‘bré’ peut avoir plusieurs sens: d’abord une francisation du gaulois (!) briga, qui évoque un talus ou un promontoire plus ou moins élevé (de la simple butte à la colline, selon la topographie de l’endroit). On le rapproche alors d’un lieu-dit Bré (Côtes d’Armor), commune de…Bégard (ré-interprétation de briga, justement). Même chose cette fois en Aveyron, sur la commune de Puyreleau…

Certains en font un dérivé du gascon ‘broc’, l’aubépine -hypothèse encore plus délicate, à mon avis- qui conserverait le sens d’un site à l’arbuste particulièrement abondant? Pourquoi alors ne pas rajouter ce Debray, autre avatar moderne du gaulois ‘braco’, définition d’un endroit boueux ou marécageux (tendance très fréquente à l’époque médiévale, forcément il y avait peu de Direction Départementale de l’Assainissement). On resterait donc toujours dans le toponyme.

Mais retour en Bretagne pour une dernière analyse, plus généraliste: comme pour les Debret, il s’agirait alors d’une (légère) abréviation de De-Bret ou Le-Bret, autrement dit (le fils du) Bret(on). Peut-être un peu simpliste, mais éventuellement possible, vu et entendu par l’académisme centralisateur ‘parisien’. Voilà en tous cas un patronyme qui ne manque pas d’une bonne…constitution. Même étymologiquement.


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