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Bonne-femme (remède de…)

Remedes

« Il y a de la perversion chez ces français » disait, parait-il, Winston Churchill, lequel ne devait probablement pas recourir à des remèdes…de bonne-femme pour soigner ses différentes affections. Hélas, l’expression qui nous (pré)occupe aujourd’hui lui donne directement raison, car il n’y a pas de pire piège que ce petit bout de « bonne femme », totalement inapproprié en l’occurrence. Car, soyons (étymo)logiques, s’il est vraiment question d’une femme bonne, dites-moi qui, et à quel titre les produits conseillés par cette personne auraient-ils meilleure réputation que les prescriptions de mon généraliste, puisque c’est le sens que l’on donne en général à cette expression! Il n’est évidemment pas ici question de contester la valeur de nos infirmières en hôpital ou ailleurs (un jeune homme m’a dit récemment en sortant de ce type d’établissement: « Putain, les infirmières, ici, elles sont…bonnes! », je le crois donc sur parole). Il ne s’agit pas non plus de discrimination pour rabaisser leurs collègues masculins, qui seraient, de fait, moins compétents. Alors quoi?

Il s’agit ici d’une erreur largement répandue (non, je n’ai pas dit médiatisée, mais je me retiens), puisque l’écriture correcte est « un remède de bonne-fame »! Et c’est là que vous bondissez en m’accusant de massacrer l’orthographe de ce mot, mais pas du tout. « Fame » est la transcription très fidèle du terme latin « fama », qui veut dire la renommée. Du coup, tout s’éclaire: la bonne-femme n’est plus une inconnue, puisqu’elle pratique des « soins de bonne renommée », de bonne-fame, tout simplement. Il s’agit donc d’une expression qui parle de médicaments, certes plus ou moins reconnus, mais de…bonne réputation, et qui ont en général depuis longtemps fait leurs preuves.

Vous ne me croyez pas? Voyez ce qu’est devenu ce même mot latin, en anglais par exemple, à savoir « Fame ». Et là, je suis sûr que nos plus jeunes lecteurs (ou amateurs du cinéma d’Alan Parker) ne vont pas contester qu’on parle ici d’accès à la gloire, donc de célébrité, donc de renommée. Cela étant, même si on parle souvent des « trompettes de la renommée », évitez de les confondre avec les trompe(tte)s des bonnes femmes, çà n’a aucun rapport, même étymologiquement!


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