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Nicolas (Saint)

StNicolas

6 décembre, fête de St Nicolas, nous allons donc dire un mot de l’étymologie du Nicolas le plus célèbre dans le monde, un certain…Père Noël, mais c’est aller un peu vite, commençons tout simplement par le « vrai » St Nicolas. Première remarque : ils sont…37 Saint-Nicolas dans le calendrier, venant de tous les pays et avec toutes les fonctions, mais il semble que le premier

soit un évêque de Myre, (ville d’Asie Mineure), un hommr dont la réputation de gentillesse et de bonté envers les pauvres lui valut une notoriété posthume. Au 4è siècle après JC, on ne faisait pas encore d’enquête sur les vieux messieurs qui aimaient les enfants….Bref, ce « bon St Nicolas » devient une figure de dévotion aussi bien en Orient qu’en Occident, et voilà notre bonhomme propulsé aussi sec le patron (je cite) « des enfants, des écoliers, des filles à marier, des prisonniers, des épiciers, des marins et des tonneliers », un gars auquel le cumul des mandats ne faisait donc pas peur…

Au fait, que signifie « Nicolas », étymologiquement? Le mot est formé de deux racines grecques, « niko » + « laos », qui signifient respectivement la victoire et le peuple. Ce qui nous donne donc une idée de « victoire du peuple », ou de « peuple victorieux », sans qu’on sache vraiment qui cela concernait, probablement un général grec ayant pris la main sur une tribu d’étrangers, ceux qu’on appelait à l’époque les barbares. En tous cas, l’idée de base est là.

Ce qui est plus étonnant, c’est la foule de variantes et de diminutifs formés sur ce prénom, et qui en ont donc la même signification, à savoir les Nicole évidemment, mais aussi les Nicol (bretons), les Nicolaï (russes), les Nicolli (corses), les Nicola ou Nicoletta (italiens), les Nicoleau charentais, Nicollaud vendéens, et autres Nicollin, sans oublier les anglo-saxons Nick ou Nicky. Sont aussi concernés tous les mots qui vont subir une « aphérèse », la chute de la première syllabe, donc les Colas, les Colin, les Colette, qui font partie de la même hotte. Et pour cause:

C’est la version scandinave du saint Nicolas, un certain Santa..Klaus, qui va être récupérée par les américains en 1823, date à laquelle un certain Clément Clarke Moore va publier dans un journal, le 23 décembre, une nouvelle qui s’appelle « La veille de Noël ». Quelques années plus tard, un dessinateur fait exploser le mythe en dessinant à la Une d’un magazine new-yorkais un brave vieux avec une barbe blanche et en Babygro de lycra rouge, allant jusqu’à dessiner le parcours du Père Noël, qui va du Pôle Nord…aux Usa bien sûr. Le drame, c’est que l’histoire, le dessin, puis le mythe vont faire le tour du monde.

Mais le pompon sur le bonnet, si j’ose dire, va arriver en 1931, où une firme qui fabrique un soda pétillant à base de cola récupère le personnage en publiant une publicité où l’on voit le Père Noël en train de vider une bouteille pour « prendre des forces pendant sa tournée des jouets » (slogan authentique)…Figurez-vous qu’à l’époque, il y eut des associations catholiques pour brûler en public l’effigie du Père Noël. Vu la suite des événements, on comprend exactement ce que « mondialisation » et « marketing » veulent dire!

Seule consolation, pour cette histoire que l’on croit magique et qui est bien bassement commerciale, le dicton du jour: « A la Saint Nicolas, décembre est le moins froid », ou, si vous préférez: « A la Saint Nicolas, on marie les filles avec les gars ». Mais je doute que le Père Noël soit pour grand’chose là dedans…


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