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Nounours (de Noël)

Nounours

Pendant des années, le jouet le plus demandé par les enfants à Noël était, à âge égal et plutôt jeune, une poupée pour les filles, et pour les garçons, un…nounours. Nounours, étymologiquement, c’est un diminutif, puisqu’en fait il s’agit d’un Ours, dont le prototype est un beau plantigrade brun, tellement brun d’ailleurs, que la langue française le surnommera souvent “Bruno”, ce qui veut dire, étymologiquement…ours! Tout çà à cause -ou grâce- à une racine germanique ‘brn’, qui donnera aussi bien « brun » (la couleur de l’ours) que Bruno donc (le surnom de l’ours); ou encore, avec d’autres voyelles, Berne (la ville suisse, dont le blason porte le dessin d’un…ours) ou encore les Bern-ard, ce qui littéralement signifie «ours fort ». Plus…fort encore: la couleur du poil de l’ours, et çà tient du jeu de mots, c’est le…roux (rous, anagramme de « ours », qui fait rousse au féminin). Conséquence: étymologiquement, le « pays de l’ours », c’est la…roussie, autrement dit la Russie!

Mais au fait,, savez-vous d’où vient cette tradition du nounours? Il y a, pour parler de ce jouet, plusieurs rumeurs, mais une seule version est la bonne: On a dit que « Nounours », c’était une peluche ramenée par Napoléon après la campagne de…R(o)ussie, rumeur fondée sur le jeu de mots dont nous venons de parler, et qui est, précisément, infondée, puisqu’on ne trouve trace du symbole poilu avant la deuxième moitié du 20è siècle. Et pour cause:

La véritable histoire du personnage pour les enfants est américaine: en 1903, le président Théodore Roosevelt rentre bredouille d’une chasse à l’ours de quatre jours. Croyant lui faire plaisir, les organisateurs enchainent un ourson au pied d’un arbre pour l’offrir aux cartouches du président. Outré par cette mise en scène, Théodore Roosevelt fait libérer l’animal. Une fois l’anecdote connue dans les journaux, deux émigrants russes, Rose et Morris Mitchom, immortalisèrent cette histoire en créant un ours en peluche qu’ils baptisèrent du nom du président en question. Soit, avec l’abréviation du prénom de Roosevelt, Teddy, pour Théodore. Et voilà l’origine du « Teddy Bear », l’ours Théodore.

Or, la même année, une certaine Margaret Steiff (souvenez-vous de ce nom), une dame infirme âgée de 70 ans est à la tête d’une entreprise de jouets en feutre. Son neveu lui propose un projet d’ours en peluche articulé pour la foire de Leipzig où il fut remarqué par un new-yorkais qui en commanda 3000. L’entreprise Steiff & Co devint vite le leader mondial de l’ours en peluche reconnaissable à sa marque de fabrique : un petit bouton de métal dans l’oreille. Et enfin, chez nous, l’Ours se transforme en “Nounours” par diminutif dans les années 1960, et deviendra ainsi le co-pilote quotidien d’un nuage céleste appartenant à un marchand de sable de la télévision, qui, chaque soir, viendra border Pimprenelle dans son lit. Eh bien, incroyable mais vrai, c’était déjà sous le regard d’un certain…Nicolas!


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