Le site qui vous aide à comprendre le vrai sens de votre patronyme

Eclair, la fermeture

Capture d’écran 2014-01-15 à 23.26.12

…la fermeture, pas le gâteau au chocolat! L’idée m’est venue de rajouter ce coup de foudre étymologique en entendant parler récemment une journaliste qui débattait, à propos d’«Yves Saint-Laurent» (actuellement sur les écrans), de l’esthétique des fermetures Eclair et non pas éclairs justement, disait-elle dans une pensée…fulgurante. Manque de chance: l’origine de ce qui est devenu une marque commerciale a bien un rapport direct avec la décharge électrique céleste et non pas avec le nom de son créateur.

Le brave homme en était loin d’ailleurs, autant dans le temps que dans l’espace, puisqu’il s’appelait Gideon Sundback, un brave ingénieur américain d’origine…suédoise qui, en 1924, aura l’idée de perfectionner un système mis au point quelques années auparavant. C’est une époque (la fin du 19ème et le début du 20è siècles) où tout le monde récupère la moindre idée pour l’améliorer (si possible) puis la développer, des idées qui datent de deux ou trois siècles, voire davantage, que ce soit des plans d’hélicoptères ou d’avion (Léonard de VInci), des ampoules à fil incandescent, ou de la transmission sonore avec (le téléphone) ou sans fil (la radio). Sans parler des procédés de réfrigération (frigidaire) ou de télévision (eh oui, déjà).

Mais la plus brillante de toutes, c’est une petite société située en Normandie (cocorico!) qui, loin de se prendre pour une lumière, fabrique alors des pièces de métal et autres mécanismes de précision, à destination des usines d’industrie lourde. Pour faire allusion aux reflets brillants qui apparaissent sur certaines pièces particulièrement travaillées, elle a pris le nom d’Eclair, en référence à la foudre que lance Zeus sur tout ce qui bouge quand il est en colère. En ces temps-là, on donnait largement dans la mythologie, et si vous trouvez le procédé ridicule, souvenez-vous qu’à la fin du 20ème siècle (1975), le héros favori des gamins sera un robot japonais baptisé Goldorak et équipé d’un ‘fulguro-poing’ de même étymologie (la foudre, l’éclair, en latin).

Il faut croire que le symbole aura du succès, ou, comme on dit aujourd’hui, il fera le…buzz, puisqu’on aura même droit à un «Buzz l’Eclair» de bande dessinée, dont le nom ne doit donc rien à Maya l’abeille (vous avez déjà entendui, vous, le bruit que fait un éclair?). Quant à l’image de la foudre, elle deviendra de son côté la marque de la rapidité, que ce soit pour la vitesse automobile (c’est le symbole de la marque Opel, regardez sur un capot), mais aussi pour la réactivité de l’information, adoptée par plusieurs journaux régionaux (Nord-Eclair, l’Est-Eclair, l’Eclair des Pyrénées), et quelques autres titres dont certains connaitront une fermeture éclair. Idem pour les laboratoires parisiens Eclair qui, dès 1919, développent à la vitesse de la lumière, avant de devenir les Studios du même nom…

Et dites vous bien que cela aurait être pire, car, entre le ‘zipper’ canadien et la ‘tirette’ belge, certains industriels parisiens avaient déjà déposé le nom de la fermeture non pas à glissière, mais…’à crémaillère’. C’est vrai que, quand elle est coincée, c’est un vrai chantier pour la remonter!


N'hésitez pas à soutenir ce site ! Il vous est possible de faire un don libre pour assurer un contenu régulier et sans publicité. Votre participation serait grandement appréciée !

 
 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>