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Gantzer (Gaspard)

C’est le présent le plus précieux apporté par Gaspard à la candidate LREM (*) à la mairie de Paris, son ralliement. Haut-fonctionnaire issu de la future ex-ENA (Ecole Nationale d’Administration), ce natif de Paris porte un patronyme principalement originaire d’Alsace-Lorraine. Sous une forme typiquement germanique, l’étymologie du mot n’est pas forcément flatteuse pour les citoyens de la capitale….

Puisque l’étymologie est la démarche qui permet de dire ‘le véritable sens’ d’une racine, il faut bien constater que l’analyse rapide de ce nom montre un radical (gantz) suivi d’un suffixe marquant un métier ou au moins une activité. Dans la première partie, le ’t’ n’étant pas forcément obligatoirement écrit car presqu’automatiquement prononcé (essayez, le son arrive rapidement entre les dents), on se retrouve donc avec ‘ganz’ ou ‘gans’, tout simplement.

Si vous habitez l’Est de la France (ou l’Ouest de la frontière polonaise), vous aurez déjà reconnu le terme allemand qui désigne…une oie. En fait, des oies puisque le gantzer, par métonymie (le transfert du nom de l’animal sur l’homme qui s’en occupe), qualifie non pas forcément un gardien d’oies (exclusivité rare) mais un éleveur.

De temps en temps, on prête carrément aux Gantzer le caractère typique de l’oie mâle, soit l’agressivité du jars; mais la majorité penche plutôt vers la tradition onomastique (la science des noms) qui permet de créer des (sur)noms en rapport avec un animal.

En Germanie, voici donc les Eseler (les âniers), les Geisser (chevriers) ou les Schaffer ou Scheffer (les moutonniers**). Encore quelques exemples, avec un autre suffixe comme les Ochsmann (en français: bouvier) et les Wolfmann (le louvetier), ou tout simplement les Hirsch (comme le comédien Robert, le cerf) et les Strauss (comme Johann…l’autruche).

Malheureusement, l’oie n’a pas toujours porté chance à ses proches. A part les locataires du Capitole de Rome qui ont donné de la voix pour réveiller leurs maîtres, l’expression populaire en fait des animaux bêtes (comme une…), des filles naïves (une oie blanche), des rides de vieillesse (les pattes d’oie), voire des rythmes de parade inquiétants (le pas de l’oie) parfois martelés par des uniformes de couleur jaune-vert dite caca d’oie!

Même si le troupeau des contribuables parisiens est parfois un peu bruyant, gageons que l’ex-ministre de la Santé aura bien besoin de Gaspard pour bien le mener, y compris étymologiquement!

(*) Agnès Buzyn. Voir si besoin l’article en archive


(**) Le mot n’est pas qu’un adjectif; il peut désigner, justement, non pas un berger mais un producteur


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