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Ikéa

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Les marques les plus connues sont souvent celles sur lesquelles on réfléchit le moins. En ce qui concerne le mot d’aujourd’hui, pas besoin de se poser de questions: le logo et le nom sont connus aux quatre coins du globe terrestre (*), puisque, depuis le premier magasin en libre-service créé en 1958, il est présent dans plus de trente pays, de la Suède (évidemment) à la Chine, et du Canada à la Russie, en passant par la Suisse, l’Autriche, l’Allemagne ou la France. Mais est-ce vraiment un ‘nom’? Pas si sûr…

C’est une histoire qui commence en 1943, quelque part en Scandinavie. Le moins que l’on puisse dire, c’est que notre héros (le créateur de la marque), un jeune homme nommé Ingvar Kamprad, mène une vie de bâton de chaise, puisqu’il vient d’avoir l’idée, l’année de ses 17 ans, de fonder une petite entreprise de vente par correspondance. Et dans quel but, s’il vous plait? Celui d’écouler des lots de chaises, une expérience qui lui sera très utile, quelques années plus tard, quand il sortira, en 1951, un catalogue édité à quelques centaines d’exemplaires, dans lequel il vend – n’est-ce pas ridicule?- des meubles en kit…que le client doit monter lui-même. Difficile à imaginer de nos jours à quel point l’idée, à l’époque, est saugrenue pour ne pas dire commercialement incorrecte!

Ce qui est par contre ‘imparable’, c’est ce logo, reconnaissable entre mille, qui reprend les couleurs de son drapeau d’origine, le bleu et le jaune; autre coup de génie: le mot qui incarne l’entreprise ‘fonctionne’ dans tous les pays, ce qui n’est pas toujours possible, selon les prononciations et les cultures des différents continents. Le plus fort, c’est que quasiment personne ne sait ce qu’il veut dire, ce qui n’est d’ailleurs pas indispensable pour aller se faire malaxer dans les allées des entrepôts un samedi après-midi, avant de perdre quelques heures pour réussir à sortir d’un parking bondé au milieu de coffres de voitures débordant de pieds de lampadaires et autres montants de lits.

Or, Ikéa, ce n’est pas l’un des milliers de ces surnoms bizarres qui servent à appeler une lampe ou un fauteuil (relisez le catalogue) : le nom en soi ne veut rien dire, sauf que le mot «chante» agréablement et qu’on aurait tort de s’en priver, puisqu’il s’agit non pas d’un mot existant mais d’un simple «acronyme», un sigle si vous voulez, qui reprend l’initiale de sujets un peu inattendus: le ‘I’ et ‘K’ sont les initiales de son inventeur (Ingvar Kamprad, donc); le ‘E’ désigne son village (Elmtaryd) et le ‘A’ représente…sa paroisse (Almhult). Avouez qu’avec n’importe lequel de nos patrons français, la chose eût été probablement moins facile!

Grâce à Ikéa, vous pouvez donc retrouver votre âme d’enfant en passant des samedis après-midi entiers à quatre pattes sur le plancher avec une clé Allen à la main, à essayer de faire coïncider, en toute sérénité, le nombre de vis que vous avez en main avec le dessin que vous avez trouvé dans le carton. Réjouissez-vous quand même que notre entrepreneur ait eu cette idée de sigle et non pas une phrase typique de son pays, parce que le suédois, quand on n’est pas scandinave, c’est vraiment du chinois!

(*) il y a bien ‘quatre coins dans l’Hexagone’, pourquoi pas dans une sphère?


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