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Impôts

impôts

Sauf si vous êtes député de Saône et Loire et ex-secrétaire d’Etat au Commerce Extérieur, le seul avantage avec les impôts, c’est qu’ils rendent plus léger (surtout votre compte en banque), puisque, étymologiquement, on donne son argent pour le ‘poser-dans’ un endroit (impôt = in-positus, poser-dans, en latin), en l’occurrence le Trésor Public. Passons sur la nuance mesquine entre impôt (en général sur le revenu) et impôts (directs ou indirects, au sens de taxes diverses), et intéressons-nous à ce (gros?) mot de cinq lettres, mais je ne vous impose rien…

A l’époque romaine, l’impôt est lourd, très lourd même, puisque le verbe dont il est issu (ponere = poser) évoque une charge, et on n’utilise encore que le sens figuré s’il vous plait; donc il ne s’agit pas d’un fardeau, ni d’un bât (on n’est pas des ânes), mais d’une surcharge psychologique pénible, à savoir une tromperie, le propre du mec justement ‘relou’ (lourd, en velan) qui en rajoute. C’est cette connotation péjorative qui donnera plus tard le sens d’influencer, de peser sur le jugement d’autrui, avec l’expression ‘en imposer à autrui’ (sauf si vous êtes ministre du Budget évidemment, auquel cas vous pouvez prendre l’expression au pied de la lettre -de rappel), bref les trompés ne lui disent pas bercy.

Au XIVè siècle, la contribution directe (parmi tant d’autres) prendra d’abord le nom d’imposition, terme également récupéré par l’Eglise d’alors qui institue ‘l’imposition des mains’, procédé qui consiste non pas à taxer le nombre de phalanges des fidèles mais à appliquer sur leur crâne celles, alors assez potelées, des religieux et souvent alourdies par des gants et bijoux divers.
Un peu plus tard, c’est le terme ‘impost’ qui…s’imposera, bientôt transformé en ‘impôt’ par l’Académie, et considéré pendant quelque temps comme le contraire de ‘dépost’ (dépôt), future raison sociale des établissements bancaires.

Tout cela n’est donc qu’une histoire de mouvements d’argent, qui vous obligent à ‘déposer votre impôt’, dans une sorte de contre-sens qui, par définition, fait de vous un…imposteur (littéralement: celui qui poste ses impôts). Le pire étant que, si vous êtes employé -et donc subordonné à un chef-, cela fait de vous ‘celui qui est posé en-dessous’, soit un suppôt (sous-pôt), mot dont le diminutif (suppo-sitoire!) peut néanmoins aider à faire passer les impôts…Vous pouvez maintenant relire le dernier paragraphe pour bien faire passer la chose, d’un strict point de vue étymologique bien sûr.


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