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Joaquim

tempête

Joaquim (ou Joachim)? «Qu’est-ce qu’il est, qu’est-ce qu’il a, qui c’est ce mec-là?», aurait dit Pierre Vassiliu dans une chanson célèbre. Joaquim, cela ne vous a peut être pas frappé (et on espère que ce ne sera pas le cas, au sens propre), c’est le petit-nom donné à l’épisode de tempête qui sévit ces jours-ci sur la côte nord-ouest atlantique. Moins ‘grave’ que Katrina ou Xinthia -plus c’est fort, plus c’est féminin (1)- il n’empêche que l’étymologie de ce prénom surtout répandu de nos jours au Portugal et en Espagne est intéressante, tout autant que sa nature. Explications…

En fait d’étymologie, nous allons nous contenter de l’origine linguistique de Joaquim (qui n’a rien à voir avec Jacques comme on le croit parfois, qui vient lui du prénom Jacob); Joaquim est néanmoins de même provenance hébraïque, et représente l’écriture francisée et contractée du mot ‘Yehova-jim’ (puis yéhoakim), que l’on traduit par «Dieu aide, Dieu assiste, Dieu conforte», ‘aide à se tenir debout’ traduisent parfois certains écrits. L’idée est simple: il s’agit d’une prière adressée au Tout-Puissant pour demander son assistance, bref un surnom on ne peut mieux approprié pour lutter contre la force des vents!

Et tempête alors, d’où çà vient? (à part d’une dépression «nord-d’Iroise»?). J’ai tenté l’enquête auprès d’une petite fille qui m’a dit: «c’est quand le temps…pète», prouvant par là (2) que l’étymologie, c’est bien une question de phonétique, ou, en tous cas, que cela commence toujours de cette façon. Et la vérité, c’est que…c’est bien (presque) çà! En effet, tempête vient d’un mot latin, qui est tempesta; très normalement, le ‘a’ final s’est transformé en ‘e’ francisé; le ‘s’ est devenu un circonflexe sur le ‘e’ central; mais la racine de base est ‘tempus’, qui signifie le temps, non pas le temps qu’il fait mais le temps qui…passe (ce qui donnera le mot ‘temporaire’, par exemple).

Car, pour un romain, une ‘tempête’, c’est une période de temps, bon ou mauvais, et paradoxalement, plutôt bon. Si l’on analyse vraiment le tout-premier sens de cette racine (=l’étymon!), il s’agit d’un ‘moment qui vient à temps’! Ce n’est que beaucoup plus tard, à la fin du Moyen-Age, que le mot va être figé avec le sens négatif que nous connaissons actuellement; le raisonnement va être le même pour la ‘fortune de mer’ bien connue des marins, qui coûte en général (en réparations) davantage qu’elle ne rapporte d’argent. La tempête, c’est donc seulement une ‘manifestation qui…prend son temps’, pas tout à fait ‘le temps qui pète’, mais plutôt le ‘temps qui se la pète’ dirait-on aujourd’hui. Je sais, çà ne change pas vraiment les affaires des résidents côtiers, mais ce n’est peut-être pas plus mal de le savoir. En tous cas étymologiquement.

(1) Non, je sais, c’est une question de classification selon le type de perturbation (ouragan/typhon/etc…voyez un site Météo-France)

(2) Mais non, pas par là…


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