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Kepler

Kepler 352B

Ben oui…il faudra un jour (très, très lointain) s’y faire: la planète ‘jumelle’ de la Terre, comme on la surnomme déjà très abusivement s’appelle donc Kepler…Mais on ne sait rien de sa surface, de son éventuelle atmosphère ni de la présence d’eau, sauf qu’elle tourne autour d’une étoile en à-peu-près 380 jours et qu’elle est moitié plus grosse, tu parles d’une jumelle! Ou alors, fausse; disons soeur peut-être, ou au moins cousine, mais qui le saura de notre siècle?

Elle porte le doux nom de Kepler 452B (c’est un peu court pour les cases du formulaire de Sécurité Sociale), du nom de cet astronome allemand de la fin du 16ème siècle, issu d’une charmante famille de scientifiques très spécialisés: mercenaires, sorcières et malades profonds divers faisaient partie de son entourage, ce qui l’a sûrement incité à regarder un peu plus près des étoiles, au jardin de lumière et d’argent, pour oublier ces rivages brûlants…Lui-même n’a jamais été très en forme mais particulièrement héliocentré (cette fois, ce n’est pas une maladie mais la découverte -ou plutôt la confirmation- que la Terre tournait autour du soleil en orbite elliptique, et pas le contraire comme on le croyait peu de temps auparavant. Et même, certains, bien après).

Bref, notre Jeannot (Johannes, en v.o) entrera plus tard dans la postérité et dans l’espace sous la forme d’un puissant télescope à son nom (lui qui fut un temps quasiment aveugle), un oeil développé par la NASA (et la NSA, peut-être aussi?) pour dépister des exoplanètes. Mission pour un bourrin? C’est peut-être la racine de son patronyme, dont la provenance germanique ne peut pas être contestée; beaucoup pensent qu’il s’agit là d’un phénomène de ‘métathèse’, une sorte d’inversion de sons qui passent d’une syllabe à l’autre (exemple français, parmi d’autres: les familles Crabit n’ont rien à voir avec un crabe, mais avec un…cabri(t) soit une chèvre).

Du coup, ce ‘kepler’, également orthographié keppler, serait une déformation de ‘klepper’, qui désigne un mauvais cheval, un canasson; par transfert, le mot aurait été appliqué à quelqu’un qui rechigne à un travail ou qui n’a pas la force de le faire (sic)…Plus étonnant encore, l’autre mot, sans métathèse cette fois, qui se rapproche le plus de ce keppler est ‘kuppler’ (variation phonétique sur la voyelle toujours possible selon les parlers locaux); or, ce mot -qui existe encore en allemand moderne- prend lui-même appui sur l’idée de ‘couplage’ (kouplache), donc parfois d’assemblage de deux parties métalliques par exemple, mais également d’autres fois de mise en relation de deux personnes, spécialement dans le domaine de la…prostitution. Kepler, le proxénète de l’espace par l’intermédiaire duquel nous serons en contact avec nos ‘cousins’ extra-terrestres?

Mais au fait, soyons plus terre-à-terre, et demandons-nous alors d’où vient la Terre, pas la planète, le mot. Evident, non, puisqu’on est dessus? Pas du tout! Il ne suscite pas moins de fantasmes (étymologiques) que la-dite frangine d’outre-Voie Lactée. J’ai compilé pour vous quelques hypothèses; et croyez-moi, parfois la terre est basse!

La Terre ne vient pas de très loin, ni chronologiquement ni géographiquement, puisque nous l’avons héritée du latin ‘terra’, qui veut dire…terre (et on a besoin de dictionnaires ‘ethymologiques’ pour ça!). C’est après que cela se complique, chacun (ou presque) ayant son hypothèse en la matière, dont certaines sont assez joyeuses: quand on veut à tout prix trouver un sens aux choses, cela donne que ‘terra’ vient de ‘ter’ (trois, en latin), parce que…notre planète est la troisième du système solaire (!). Si seulement c’était étymo, ce ne serait pas logique, sinon Mercure s’appellerait Prima, Vénus Secunda, Mars Quadra, etc. Oubliez!

Plus savante est la version…indienne (soyons sympa, disons indo-européenne) qui fait de terra une version sèche de ‘tersa’ (en fait, en phonétique, tersa est plus ‘sec’ que terra, mais ce n’est qu’un détail); et, selon ses fidèles (ceux qui ont la foi) partisans, ‘ters-a’ a pour racine (desséchée) l’adjectif ‘ters’ qui évoque la soif. Laquelle se retrouve(rait) dans le saxon ‘thirst’ et le latin ‘torridus’ (!); cette fois, ce serait plutôt de l’étymologie de  »terre brûlée au vent des landes de pierres (des lacs du Connemara) ». Plouf…

D’autant que, pour les Romains qui ont inspiré leur (et notre) mythologie cosmique et donc planétaire (c’est bien à eux qu’on doit Mercure, Vénus, Saturne, et autre Jupiter, non?), la déesse Terra est, comme la ‘Gê’ nourricière grecque, un être de fertilité et d’abondance (sans quoi, comment Ducros il pourrait se décarcasser un jour en ramassant ses herbes de Provence, si la terre elle est trop sèche?). Notre monde est donc forcément humide et aquatique pour être vivant. D’ailleurs, il y avait un mot pour cela: Tellus (oui, celui qui donnera ce qui est tellurique, en rapport avec les mouvements de la Terre), sorte de masculin/neutre générique, personnifié(e) en ‘Tella’ puis, par un phénomène très classique qu’on appelle ‘rhôtacisme’ (durcissement du L en R), on arrive à Terra. Voilà la véritable explication; mais il y a décidément des gens bizarres. Sur la Terre comme au ciel…


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