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La semaine des bruns

semaine des bruns

Derniers soubresauts footballistiques avec quelques déclarations cinglantes (comme d’hab) de l’entraineur de l’équipe de Chelsea; puis quelques apparitions d’un ex-premier ministre britannique, et enfin des révélations (pas si surprenantes) de l’ex-compagne d’un dictateur germain; sans compter la réélection triomphale d’un maire dans la commune méditerranéenne qui a rendu célèbre un certain joueur de belote, tous ces gens ont un point commun qui nous fait une semaine ‘brune’. Si tout cela vous semble un peu opaque, voici l’explication.

Commençons donc par l’entraineur de naissance portugaise José Mourinho, dont le nom signe parfaitement sa provenance, avec ce suffise ‘-ho’ caractéristique de l’espace lusophone. Etymologiquement, nous reste donc la racine ‘mourin-’, que beaucoup ont rapproché (abusivement et faussement) au ‘marinho’ local, autrement dit le ‘marin’ en français, ce qui laisserait supposer une lointaine ascendance maritime à celui connu pour avoir rarement été vu le ballon au pied…En fait, il s’agit bien d’un ‘mourin’, terme que l’on a pu trouver en son temps dans le vocabulaire médiéval français, à côté du plus régulier ‘maurin’. Or, qu’il soit des maures (forcément) ou pas, le maurin et tous ses dérivés sont des gens marqués sinon par la couleur du moins par la teinte ‘maure’, soit plutôt marron foncé. Vous pouvez également l’écrire -phonétiquement- morin, cela ne change rien, c’est toujours l’histoire non pas de gens issus d’un ‘croisement arabe’ (explication un peu facile) mais simplement à la peau mate, ou même simplement aux cheveux marron, donc châtain.

Dans le même arbre à châtaignes, il faut rajouter en italien les Mauro bien sûr, Mauri et autre Maurini corses, et en français (de langue) tous les Moreau, Morineau, Morinaud, Morel, Morelon et diminutifs (une cinquantaine de variantes en tout, selon les régions!)…Plus simple et réducteur sera le terme anglais, comme l’ex-premier ministre Gordon Brown (*), dont le patronyme confine à la fréquence de notre Moreau national, pour ne pas dire Martin, lequel, malgré une étymologie radicalement différente dûe à un évêque de Tours, a souvent été rapproché de la même couleur, par allusion au mythique morceau de manteau (de la bourre brune?) découpé au profit de mendiants frigorifiés (et lsurtout légendaires)…Impossible de signaler ici tous les cousins linguistiques de ce Brown anglo-saxon, lui aussi chargé de signaler les gens aux cheveux ou à la peau sombre, ce qui fait quand même un nombre de probabilités immense dans le temps (les Leroux, les Red ou red-quelque chose sont nettement moins courus, à cause de ce traître de Judas au crâne supposé couleur poil-de-carotte).

De ce côté-ci du Channel (ou de la Mer du Nord, selon votre destination), personne n’a échappé au qualificatif d’une nuance bien éloignée des critères aryens (plutôt clairs et blonds, comme vous le savez), au grand désespoir sans doute de tous les Braun du pays, parmi lesquels la-dite maîtresse d’Hitler, Eva, dont les historiens prouvent peu à peu l’ascendance juive, un comble. Le seul qui puisse s’en féliciter est peut-être le scientifique ex-allemand naturalisé américain Werner Von Braun, dont la particule évoque peut-être non pas une lignée aristocratique mais tout simplement une provenance, celle d’un endroit planté de …marronniers, évidemment. Remarquez, en fonction de la surface du parc, ça peut annoncer un château, sans problème.

Le dernier atout de cette brève liste de quelques exemple n’est pas maurin, mais représente également l’autre mot qui traduit parfaitement le ‘brown’ anglais, en l’occurrence l’un des partenaires de César et d’Escartefigue dans la partie de cartes marseillaise racontée par Pagnol, Mr…Brun (le seul qui ne ‘le’ savait pas). A la même table se trouvent donc les Lebrun, Labrune (parité oblige), Bruneau(d), Bruneteau(d), et bien sûr Bruno (racine: bern, l’ours, en germain, d’accord. Mais de quelle couleur il est, le nounours?) et pour finir le corse Bruni. Car là, je m’arrête…

(*) en terre saxone, on considère qu’il s’agissait autrefois d’une nuance très marquée, du marron foncé. Exemple, le ‘brownie’ (le gâteau), en général ce n’est pas du chocolat en lait…


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