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Londres

Cap6

Sacrifions les chroniques de ce week-end à l’actualité royale (cf.Middleton), et restons quelques instants supplémentaires à l’étranger pour dire un mot du terrain de jeu favori des paparazzi en ce mois d’avril, Londres, capitale de l’Angleterre.

Tout le monde sait que la « version originale » est London, ce qui va un peu nous simplifier la vie pour comprendre l’origine (sinon controversée, du moins très diverse) de la ville. En effet, on passe sans beaucoup de preuves d’une hypothèse très légendaire à un toponyme (un nom de lieu) plus terre-à-terre, enfin si l’on peut dire, puisqu’il s’agit de marécages. Explication.

Beaucoup souhaitent voir dans les origines de Londres un village créé avant le Moyen-Age par un prince…troien, nommé Brutus. En l’absence de ligne directe Athènes-Gatwick par EasyJet, l’idée est un peu surprenante, mais pourquoi pas. A ce titre, le premier nom de la capitale anglaise eût été « Troia Nova » (la Nouvelle Troie), ce qui serait compatible avec le nom de la tribu celte installée sur place avant l’arrivée des Romains, les Trinovantes. Soit.

D’autres y voient -en rapport ou pas avec l’anecdote précédente- la volonté d’un roi celte, un certain Lud, de renommer la ville en question du nom d’un toponyme décrivant la situation des maisons à l’époque: ce serait la zone « des marais de Carl » (un Charles quelque part parmi les chefs ou dans la famille royale), ce qui nous donne Caerludein. Le terme « ludein » est la partie la plus attestée et certifiée, on n’a pas trop de doutes là-dessus, corroboré par l’environnement instable des berges de la Tamise à l’époque.

Se produit alors, avec le temps et les influences extérieures, un classique phénomène d’ « aphérèse » (la chute de la première syllabe du mot, pour des raisons de lourdeur de prononciation, par exemple), et il nous reste donc « Loudein » (futur London anglais), ré-interprété en Loundres en vieux-français, puis Londres.

A l’arrivée des Romains, qui réécrivent tous les mots à leur « oreille », Loudein devient Londinium, dont certains linguistes disent que le mot évoquait pour les latins l’idée de quelque chose de « redoutable », voire même « sauvage » ou « audacieux ». Hommage à la « résistance anglaise » ou simple habitude de dénigrement (pour les Romains, tout ce qui n’était pas de leur « monde » était sauvage…)

Dernier avatar linguistique pour ce Londres, décidément riche en hypothèses: Il s’agirait de deux racines celtes (jusque là, pas de problème), qui seraient « plow » et « nida », lesquelles signifieraient « installé sur une rivière ». Moi, je fais comme vous, je veux bien croire les spécialistes celtes, mais cette fois, çà ressemble quand même beaucoup à un sens donné a-posteriori, non?




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