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Narbonne (11)

Narbonne

C’est une histoire de Romains encore, qui ont fait « exploser » une cité créée au moins cinq siècles avant JC sous la forme d’un port « avancé », en en faisant la capitale d’une immense province, la…Narbonnaise, à l’époque de Jules César, et ce, grâce à une…route!

A l’époque des Romains, c’est comme de nos jours: voyez les implications politiques et économiques d’un projet comme l’Autoroute Pau-Bordeaux, et vous imaginez ce que pouvait représenter la construction d’une route – on disait une voie – en pleine Gaule! C’était d’ailleurs la première route romaine, qui permettait de relier l’Italie à l’Espagne, la « via Domitia ». Du coup, Narbonne était, disait-on à Rome, la capitale de la Gaule (!), avec plus de 35000 habitants, chiffre phénoménal pour l’époque.

Cela ne nous dit pas pour autant d’où vient le mot Narbonne…Eh bien on le doit – fatalement – au nom latin de la ville, qui était « Colonia Narbo Martius », ce qui se comprend facilement: Colonia pour « colonie »; Martius parce que placée sous la protection du dieu de la guerre Mars; et Narbo (le terme qui va « rester ») qui semble être un toponyme celte (ou ibère) qui veut dire « habitation proche de l’eau ».

Narbo, qui a la forme d’un adjectif latin (l’endroit de Narbo: narbonnius, peut-être narbonnianus) va être francisé en Narbonne, qui va se mettre à « sonner » comme Carcassonne, par exemple.
Et puisqu’on parle de ces deux villes, on ne peut pas passer sous silence l’histoire d’une pauvre femme de la région chantée par l’enfant du pays, une fille qui « attendait à la porte du garage que paraisse une superbe auto, avec laquelle partir sur la route de Narbonne pour aller voir les tours de Carcassonne, Mr Charles Trenet, né dans la cité dont nous parlons en mai 1913.

Voilà qui relève la réputation de Narbonne, dont on disait autrefois, avec la mauvaise foi qui caractérise les rivalités inter-villes (!), « De Narbonne, ni bon vent, ni bonne personne »…Ce dont il ne saurait être question de nos jours, évidemment.




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7 commentaires au sujet de Narbonne (11)

  1. Bonjour,

    Je comptais trouver plus d’informations sur le sîte de wikinarbonne, mais ce sîte est en sommeil!

  2. Narbo ne vient de l’arabe: Nar ben qui dire le feu apparaît. En effet au 8eme siècle quand les troupes arabes s’approchèrent de la ville des feux ont été allumés dans la ville pour empêcher leur entrée. Après leur départ quelques siècles après des morisques juifs et arabes ont pris racine dans cette ville où certains d’entre eux n’ont été véritablement intégrés qu’au début du 20eme siècle. N’en déplaise à certains Narbo nais qui veulent chasser les arabes d’aujourd’hui ,ils sont eux aussi d’origine arabo berbère francisé.

  3. Bonjour,

    Merci de l’intérêt que vous portez à ce blog et à votre lecture attentive. Malheureusement, malgré toute l’ardeur que je porte à rappeler dans ces articles l’importance de la civilisation arabe dans le sud (au moins) de l’Europe, je ne peux pas confirmer’ votre hypothèse, trop ‘anecdotique’ d’un point de vue linguistique (un détail non significatif au sujet d’un feu? Difficile de construire un nom de lieu aussi structuré…Ce qui n’empêche pas par ailleurs, chronologiquement, d’avoir vu -bien après- des populations arabes s’installer dans la région; et même apporter leurs savoir-faire bien plus au nord, dans l’architecture des églises par exemple!).

    Mais il est certain que la création « narbonnaise » était bien antérieure à la progression des émirats arabes en Occitanie, et de source strictement latine, même si l’envie de ‘coller’ au plus près de la lettre à ‘narbo-ne’ est toujours séduisante…

    Cordialement,

  4. Merci pour vos correctifs et précisions. En effet une homonymie ne peut à elle seule définir un corpus. Cependant, l’influence civilisationnelle des Maures est bien réelle.Et les morisques qui sont maintenant français gaulois à 100/100 ,ont trouvé accueil et refuge dans toute cette belle région.Peut être que les gens doivent se souvenir des difficultés de leurs arrières grands parents pour accepter les migrants qui fuient les guerres.bien cordialement !
    H.Hamel.

  5. Bonjour,

    Bien évidemment que le toponyme ne provient pas d’un « Nar ben » arabe avec la signification donnée !… cela ‘’pue’’ l’étymologie populaire (1) et je ne comprends pas que monsieur Hamel l’ait proposée après l’explication de Dominique qui donnait à la cité de Narbo près d’un millénaire d’antériorité à l’arrivée des ‘’Arabes’’ dans les années 720 (2).

    Par contre, et là on s’éloigne de l’étymologie… quoique !…mais donc, il est vrai qu’une population morisque s’y est installée au 16e siècle… mais une population arabo-berbère s’y était maintenue depuis le 8e siècle après le retrait ‘’officiel’’ des troupes musulmanes, ce qui veut dire que la religion musulmane a été présente sans discontinuer, peut en importe le niveau de pratique.

    Concernant les morisques, je voudrais rectifier l’affirmation de Monsieur Hamel qui comporte 2 erreurs de vocabulaire. Il a écrit/vous avez écrit => « des morisques juifs et arabes… », or :
    – le substantif morisque, forme francisée du « morisco » espagnol, ne concerne que des MUSULMANS convertis au catholicisme et non pas également les juifs :pour ceux-là le terme français est « marrane ».
    – comme je viens de l’écrire en capitales, c’étaient des MUSULMANS puisque l’on parle de religion, et je puis vous assurer que tous les morisques n’étaient pas arabes ou des Arabes –appartenance à un groupe ou sous-groupe ethnique bien précis ! –, car lorsqu’on connaît  »un peu » l’Histoire du (re)peuplement de Al-Andalus par les musulmans après l’invasion du sud de la péninsule ibérique on ne peut pas dire que tous les  »colons », commerçants et autres étaient des Arabes !

    Puisque nous sommes dans le domaine de l’étymologie, « morisco » est un terme péjoratif formé sur « moro » = « maure » (avec le sens de l’époque, c’est-à-dire « arabe » sans distinction entre groupe ethnique et religion) ; quant à « marrane », c’est également une forme francisée, de l’espagnol « marrano » –un des noms du porc–, donné aux juifs convertis car lors de la cérémonie de leur baptême chrétien, pour bonne preuve de leur foi et surtout preuve du rejet de leur ancien culte, on les obligeait à manger de la viande de cet animal ‘’interdit’’.
    Mais, chose intéressante, ce terme « marrano » a son origine première dans la langue arabe (3) ! En effet, il dérive de l’arabe hispanique –variante de la langue arabe, plus ou moins corrompue, parlée en Al-Andalus–, du vocable « muharrám » qui lui-même vient de l’arabe classique « muharram » (en translittéré) signifiant « déclaré, reconnu anathème », mais avec une dérive sémantique passant de « personne excommuniée » –la vraie signification– à « renégat, apostat, personne ayant renié sa religion ». Mais quelle religion, la juive… ou la chrétienne ?… on peut se poser la question puisque les « marranos », juifs avant d’être devenus chrétiens, étaient soupçonnés souvent, et accusés aussi souvent de crypto-culte, c’est-à-dire de continuer à pratiquer leur ancienne religion en cachette !

    -o-o-o-o-o-

    NOTES

    (1) Je suis Narbonnais bien né, bon Audois… (et à l’œil !…hhhhh… (humour…) et à propos de la préfecture de ce département, Carcassonne, voici une autre étymologie populaire qui, par un heureux hasard, met en scène les armées sarrasines : il se raconte que la ville de Carcassonne avait été prise par ‘’les Arabes’’ (fait réel et avéré : 725) et à la tête de la ville était le roi Balaak ; l’empereur Charlemagne décida de reprendre la cité (dans la vraie histoire/Histoire c’est le père de Charlemagne, Pépin le Bref, en 759 !) et en fit le siège. Celui-ci dura avec des intermèdes d’affrontements et de paix, lors d’un combat le roi trouva la mort et sa femme Dame Carcas (on s’attendrait plus à ‘’Lalla Carcas’’ pour rester dans le contexte arabe !) prend alors le commandement et organise la suite du siège… Je passe sur les détails sans importance mais la chose est qu’au bout de 5 années et alors que les réserves de vivres étaient épuisées la reine Carcas usa d’une ruse qui découragea le grand Charlemagne (Carlus magnus) de continuer à rester planté devant les remparts et il décida alors de lever le camp. Voyant son stratagème fonctionner et pour fêter sa victoire, Dame Carcas fit sonner les cloches (selon une version) ou les trompes (selon une autre).. ou peut-être des olifants comme celui que le (faux) neveu du Charles en question vit sonner au col de Roncevaux, etc.?… olifant dont le nom vient de l’ancienne dénomination de « éléphant » (graphie reconstruite tardivement d’après le grec) puisque cette corne était une défense dudit pachyderme…, mais peu importe l’instrument, et l’un des lieutenants (avant l’heure puisque ce mot est postérieur) s’écria « Carcas sonne ! », et entendant cela le défait Charlemagne aurait dit : « Cela est un bon mot, que cette ville soit nommée ainsi : Carcassonne ! »
    Il existe 3 ou 4 variantes quant à la partie concernant l’épisode où Dame Carcas ordonna de faire sonner : pour célébrer la victoire, pour signifier à Charles le haut (1, 90 m selon certaines chroniques) qu’elle acceptait de se soumettre mais avec SES conditions… mais ‘’in fine’’ elles n’ont aucune importance réelle car l’essentiel de la légende explique parfaitement l’étymologie populaire…
    …toutefois, comme toutes les étymologies populaires qui naissent bien longtemps après l’apparition du vocable commun ou du toponyme, celle-ci est pleine d’invraisemblances chronologiques et factuelles, et parmi elles, le fait que bien évidemment cette cité avait déjà un nom avant l’épisode en question, elle était déjà connue sous l’époque romaine par (Oppidum) Carcaso !…et par ailleurs, comment le grand Charles aurait pu décider que la ville se nommât ainsi alors qu’il n’avait aucun pouvoir décisionnaire sur elle ?!… ah oui, heureusement que l’étymologie populaire naît de tout le monde et de personne, sinon l’auteur devrait être puni pour son manque de rigueur historique !

    (2) Concernant l’arrivée à Narbonne des populations arabo-berbères les sources varient légèrement entre 715 et 719 pour la prise officielle de la ville, mais bien avant la conquête complète de la péninsule ibérique déjà des installations musulmanes avaient eu lieu à Narbonne ou son aire. Mais pour situer cet épisode parmi 2 autres :
    —– 711 : le 1er débarquement officiel (*1) des troupes arabo-berbères musulmanes sur la côte sud de l’Espagne dans une crique, au pied d’un piton rocheux qui fut dénommé « Djebel-Tarik » et qui par évolution phonétique a donné… Gibraltar !
    « Djebel-Tarik » signifie « la montagne de Tarik », en honneur au chef militaire d’origine berbère (*2) Tarik Ibn Ziyad qui mit au point l’idée de l’invasion par voie maritime et qui commanda la 1ère vague qui débarqua au lieu susnommé.

    (*1) Je dis « 1er débarquement officiel » car la 1ère traversée du détroit par des armées ‘’sarrasines’’ ne remonte pas à l’année 711 : dans la décennie précédente des incursions du type razzia ont eu lieu, réalisées par des petites troupes peu chargées en équipement et fournitures diverses, et au fil des ans ces expéditions de rapine ont servi à prendre connaissance du terrain, et surtout de la situation politique et économique du sud de l’Espagne. D’ailleurs pour ce dernier point de la situation politique, l’histoire officielle espagnole a été longue à le reconnaître mais les troupes  »arabes » sont intervenues en 711 dans le Royaume d’Espagne comme un corps expéditionnaire, à la demande des héritiers du roi wisigoth Wittiza opposés à un autre roi wisigoth, Rodéric, pour des problèmes de légitimité successorale.
    (*2) Origine berbère… ou persane ?… ou peut-être yéménite ?!… les 3 hypothèses concourent, la dernière est peu connue car peu documentée et donc peu soutenue mais est plausible par la généalogie de la lignée paternelle ; pour les 2 premières à chacune ses pro et ses anti, à chacune ses preuves et ses invraisemblances relatives. Mais si Tarik était berbère comme la grande majorité des  »biographies » le disent, il était culturellement fortement arabisé et son prénom en est la preuve car il ne correspond nullement à la tradition berbère de l’attribution des prénoms.

    —–732 : célèbre date dans l’Histoire de France : « Charles Martel arrête les Arabes à Poitiers ! »… » et pam, un grand coup de marteau (Martel) sur la tête !  »… petit détail géographique, en fait ce ne fut pas à Poitiers mais légèrement plus au nord à une vingtaine de kilomètres, mais gros détail historique c’est qu’il n’y a pas eu de réelle bataille si ce n’est quelques escarmouches durant 3 ou 4 jours et nuits pendant lesquels les armées coalisées des Francs, des Burgondes et des Vascons d’un côté et les troupes arabes (*3) de l’autre se sont observées, se sont ‘‘cherchées’’ et provoquées sans vrais mouvements sur le terrain.
    Selon des recherches historiques et bibliographiques récentes, divergentes des voies/voix officielles et corroborant en partie les chroniques moyenâgeuse musulmanes, la soi-disant victoire des armées franques serait due à la retraite de nuit du gros des troupes musulmanes, désorganisées après la mort de leur commandant en chef Abderrahmane/Abd al-Rahman durant la même journée, et après que la décision fut prise par les commandants en second de sauver le trésor qu’elles (les troupes musulmanes) avaient constitué.
    —En effet, lors de la rencontre avec les Francs, les armées sarrasines étaient non pas en mouvement de conquête militaire mais en razzia en Aquitaine après avoir conquis la Vasconie (Pays basque français actuel et région des Landes) qui leur servait de base arrière, et suite au saccage des faubourgs de Bordeaux et Poitiers elles se dirigeaient vers le nord, leur objectif immédiat connu étant Tours, grande ville religieuse, avec églises, cathédrale, donc richesse, butin ! —
    Après le ‘’lever le camp’’ durant la nuit seuls quelques dizaines d’hommes en armes, de 1 à 2 centaines, seraient restés sur les lieux pour faire diversion.

    J’emploie le conditionnel car cette bataille, lorsqu’elle a fait l’objet d’un récit dans une chronique, n’a pas été relatée en détail ni toujours de manière impartiale pour la partie ‘’française’’. Quant aux chroniques musulmanes contemporaines, en général elles décrivent assez précisément certains épisodes glorieux mais cette bataille n’en étant pas un, les récits sont succincts et peu informateurs. Cependant, pour reprendre ce que dit Wikipédia à ce sujet –et elle n’est pas ma référence d’une manière générale, toutefois parfois elle (m’)aide–, au vu de mes lectures je pense que c’est bien résumé :
    « C’est une bataille très mal connue. On n’est sûr ni du lieu ni de la date ni de l’importance des effectifs en présence(**). L’incertitude au sujet du lieu même conduit à des variations et des discussions quant à la dénomination de la bataille, selon les époques, les auteurs et les langues ».
    (**) Pour les effectifs, un seul exemple illustratif : sur un article Wikipédia où j’ai voulu vérifier  »certaines choses », selon des notes de renvoi à des sources divergentes des estimations donneraient entre 15 000 et 20 000 hommes côté franc mais pour d’autres ils auraient été entre 20 000 et 25 000 hommes. Pour le camp musulman, les 1ères disent entre 20 000 et 25 000 alors que d’autres estimations avancent de 50 000 à 80 000 hommes !!

    (3*) troupes arabes : pour ce qui des  »vrais » Arabes, en réalité ils étaient une minorité constituant l’encadrement –principalement des yéménites et des syriens–, la troupaille étant très majoritairement composée de berbères convertis et de quelques mercenaires… dont des chrétiens !… Vespasien aurait dit : « L’argent n’a pas d’odeur » et l’on pourrait ajouter «… ni ne connaît de religion ! »

     »on » me pardonnera la longueur de ce que je voulais court, mais… mais l’histoire et l’étymologie étant mes  »dadas » parmi d’autres, je n’ai pas su, ou ne j’ai pas pu m’en tenir au strict nécessaire… merci !

  6. Il n’y a – sans aucun doute! – plus rien à ajouter…Merci d’avoir aussi largement alimenté cet article écrit en…2011. Cordialement, à tous

  7. Bonjour Monsieur Dominique,

    Écrit en 2011, oui certes, mais sorti de sous sa poussière en 2018, et ravivé très récemment, ce mois d’avril passé !

    Monsieur Dominique, je profite de cette occasion de contact pour vous demander une adresse  »e.mail » directe, j’ai certaines choses à vous communiquer qui ne sont pas nécessairement intéressantes pour autrui, à part vous et moi. Si vous voulez bien me joindre sur : ruggiero660557@gmail.com
    , je vous en remercie par avance.

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