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Louvre

Louvre 2

Ce sera donc le plus royal des symboles républicains du moment, celui d’un ‘stade’ (mesure de distance grecque: environ 400 mètres) parcouru par le nouveau Président. Du haut de cette pyramide, moins de 40 ans le contemplent, mais beaucoup plus de siècles linguistiques pour arriver à former le nom magique d’un palais qui aura vu passer têtes couronnées, intrigues et surtout …animaux sauvages; finalement, cet endroit est peut-être une énigme.

Pas historiquement bien sûr (une forteresse dont la construction a commencé sous Philippe Auguste), mais d’un point de vue linguistique…A l’époque, la forme du futur ornement du plateau des Tuileries n’est encore qu’une simple tour de moëllons, que l’on appelle (en latin) ‘Turris lupara’, c’est à dire mot-à-mot ‘la tour louvière’; en effet, les fondations de l’ouvrage se trouvent sur l’em placement d’une probable louverie moyennâgeuse, c’est-à-dire une sorte d’abri plus ou moins gagné sur les fossés de la cité, où sont hébergés des soldats chargés de repousser les…loups sortis des forêts des faubourgs (qui veulent déjà entrer dans Paris).

‘Lupara’ est le féminin d’un adjectif (louvière, donc), formé sur le latin ‘lupus’, qui permettra de former les mots ‘lupin’ (l’herbe dont les feuilles rappellent les oreilles de loup), ‘lupulin(e)’ (comme la luzerne éponyme) et même…lupanar, mot du vocabulaire vulgaire qui désigne «l’endroit où vivent les louves», ce dernier terme étant largement et systématiquement synonyme de prostituées, quels que soient le pays ou l’époque: en effet, depuis la plus haute Antiquité, les participantes aux orgies se revêtaient de peaux de loups, d’où l’assimilation. A l’époque d’Henri IV par exemple, «aller au Louvre» s’entendait clairement comme ‘aller draguer dans les fossés’, pour ne pas dire ‘aller voir le loup’…

L’honnêteté oblige à dire que d’autres linguistes sont sortis du bois pour avancer un bout de queue d’étymologie différente: une très ancienne racine germanique (loëvar) qui avait le sens de ‘fortin’ (logique, our la tour en pierre) et qui se serait transformé en louvre…Ou peut-être un mot d’ancien-français (lauer) désignant une tour de guet fortifiée (là encore, la chose est cohérente avec l’architecture initiale). Sans compter une combinaison d’origine celte qui évoquerait la proximité de la Seine (incontestable, mais un peu tiré par les poils de l’échine, puisqu’on ne connait pas d’autre Louvre sur le trajet du fleuve).


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