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Oui ou non?

Oui:Non

…et d’abord Non, vraiment majuscule puisque c’est le mot qu’on aura le plus entendu et lu ces derniers jours, ce fameux ‘non’ du peuple d’Athènes à toujours davantage de restrictions. Seulement voilà, malgré l’approximation graphique que l’on devine dans l’écriture grecque, ce refus s’écrit (quasiment) «oXi» (prononcez quelque chose comme un ‘ochi’ un peu sec), visuellement et phonétiquement bien plus proche de notre…oUi que d’un nOn. Alors, c’est oui ou c’est non?

Si l’on compare ces deux petits mots très basiques dans toutes les langues (on commence généralement par apprendre çà, avec ‘bonjour’, ‘bonne nuit’ et…’je t’aime’), ils représentent une véritable leçon d’étymologie. Alors, voyageons dans les différents pays de l’Europe, et arrêtons-nous à la forme qu’on utilise, pour un oui ou pour un non. A commencer par ceux qui ne font rien comme la majorité des autres, et pour une fois, ce ne sont pas les Anglais mais justement les Grecs.

Car si ‘non’ se dit ‘ochi’, ‘oui’ se dit…Nê (alors que vous auriez parié le contraire, et les touristes français sur l’Acropole ont parfois du mal à synchroniser le mot et le mouvement de tête)! Même les Russes ont écopé d’un ‘niet’, les Anglais d’un ‘no’ (ou not), les Allemands du ‘nein’ (ou nicht), les Italiens et les Espagnols d’un autre ‘no’, les Portugais d’un ‘nao’, sans oublier les Bosniaques et leur ‘ne’, les Danois ou les Suédois et un ‘nej’, les Hongrois avec ‘nem’ (les Japonais les adorent), et le ‘nei’ des Norvégiens tout proche du ‘nee’ (mais pas du nez) des Néerlandais. La liste n’est sûrement pas terminée, même si l’on rajoute des Bretons pour une fois presque comme tout le monde avec leur ‘nann’ .

Vous êtes bien assis? Cà se complique: les seuls qui vous feront tourner la tête (ou pas, quand on vous appelle), ce sont les Rwandais, qui, à l’instar du ‘ochi’ grec, disent non avec ‘oya’, que l’on peut plus ou moins spontanément comprendre comme le…’ya’ (oui) germanique. C’est là que vous casez le non japonais, qui se dit ‘yé’ (ou iié), plus quelques variantes arabes, elles aussi toutes assez proches d’un ‘iaa’ (si, si!).

Mais soyons positifs, et répondons maintenant oui à toutes ces propositions, dont la prononciation s’appuie sur un son très ancien et visiblement commun à beaucoup de peuples (non, non, pas de nations), rejoints exceptionnellement par nos amis africains du lac Kivu qui disent cette fois…yego, qu’on a presque envie de trouver si proche d’un ‘yes’ anglais, des ‘ja’ allemand, letton, norvégien ou néerlandais, et d’un ‘ya’ breton strictement identique à…l’indonésien. Après un rhume dans les neiges de l’Est (et donc un nez bouché), on a droit également aux cousins ‘da’ croate ou serbe (forcément), roumain, et évidemment russe.

Petit coup de projecteur, avant de terminer, sur le ‘oui français’, que l’on a d’abord prononcé ‘oïl’ ou ‘oc’, en fonction de la zone du territoire (nord ou sud) dans laquelle vous résidiez; en fait, le premier à avoir existé est probablement ‘oc’, son hérité d’une présence romaine en Gaule qui a importé l’expression latine ‘hoc illud’ (traduction -sérieuse: «c’est celââ, oui»), même si, dans de nombreuses langues, on s’est longtemps borné à répéter la question posée sous forme d’affirmation (pour oui) ou de négation (pour non). Il est, n’est-il pas?.

Finalement, la seule erreur au tableau reste donc ce ‘nê’ grec, qui, s’il eût été plus ouvert, eût peut-être changé la face de…l’Europe. En tous cas, étymologiquement!


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