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Barbara

Barbara

Préparation d’hommages en série pour la ‘chanteuse de minuit’, comme on l’avait surnommée à ses débuts, une grande dame brune du music-hall français (on devrait presque dire d’origine -artistique- belge d’ailleurs). Barbara certes mais Barbara comment? Vous savez, vous? Avant d’être le nom (essentiellement au 20ème siècle) d’un kougloff de sucre rose britannique auteure de romans à l’eau de la même couleur (Cartland), d’une cabotine juive à voix (Streisand), d’une cantatrice…suédoise de naissance afro-américaine (Hendricks), d’une actrice française de feuilletons télévisés (Schulz) ou d’un quartier de Los Angelès servant de décor à 2137 épisodes (Santa), que signifie ‘barbara’?

Etymologiquement, est ‘barbara’-disons barbare- «tout ce qui n’est pas grec», telle est en effet la conception de nos ancêtres les Hellènes (comme quoi, on est toujours l’arabe’ de quelqu’un comme disait l’autre), l’expression visant essentiellement tous les peuples (voisins, en général) réputés n’avoir ni la culture, ni l’hygiène (la nudité), ni le raffinement, ni le sens du rasage parfait (pas de poils chez eux, sauf blanc, chez les Sages) l’adjectif visant en général leurs têtes de…Turcs, les Perses…Plus tard, dans une Gaule moustachue mais plus pacifique (ou plus trouillarde) que les géants blonds et sanguinaires venus du Nord, ou contre les bazanés armés de cimeterres montant du Sud, le mot aura le même succès…Bref, dur, dur de s’appeler Barbara, non?

Pas du tout! Puisque vous savez peut-être qu’il s’agit là d’un pseudo; celui de mademoiselle Monique Andrée (là, par contre, elle a bien fait de changer) née Serf, du nom de son (éphémère) papa juif alsacien. Serf, pas Cerf, sobriquet favori de quelques rigolos du 17ème siècle trouvant astucieux de faire -discrètement- allusion aux…cornes de leur voisin, et du coup à ses capacités à bramer, mais pas pour les mêmes raisons…

Le mot écrit avec un S renvoie au latin ‘servus’, dont vous trouverez partout qu’il signifie ‘esclave’ (même racine que servile, servitude, etc)., ce qui est exact mais un peu réducteur. Car on imagine immédiatement le serviteur quasi-enchainé aux ordres de ses maitres, plus ou moins bien traité selon les périodes; en fait, le mot avait un sens second en latin, qui qualifiait les gens ‘écrasés de servitudes’ donc de responsabilités, pour ne pas dire lourdement chargés de taxes. Comment le sens s’est-il transmis dans l’évolution de la culture française? Difficile à dire, sauf à penser qu’un des ancêtres de la chanteuse a pu, à l’époque médiévale par exemple, compter plusieurs générations d’esclaves (aux champs, en général) dans sa lignée.

Cela n’explique pas, puisqu’elle avait décidé d’abandonner le patronyme (le nom du père), le choix de ce rugueux ‘barbara’, autrefois perçu comme très…masculin! Aucune référence personnelle dans ce choix: il s’agit en fait de la transformation (intelligente et linguistiquement très orthodoxe) du prénom de sa grand-mère, d’origine ukrainienne, et prénommée Varvara, l’alternance fréquente des prononciations entre les lettres v et b faisant le reste…Comme quoi, on est bien contents qu’elle ne se soit pas appelée Ivana (Trump) ou Oksana (aux plus haut des cieux)…


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