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Beton Delègue (Elizabeth)

Beton-Delègue

Une femme au Vatican! Enfin…en tant qu’ambassadrice de France auprès du St-Siège. Celle que la presse présente comme ‘un (sic) diplomate catholique’ a toutes les ‘qualités’ pour représenter le pays sur le territoire béni (on l’espère) de la chrétienté: suffisamment d’expérience certes, mais aussi aucun soupçon de divorce, de pacs ou de militance homosexuelle. On pourrait presque se fier à son patronyme qui coule de source, y compris étymologiquement…

Les deux noms de son état-civil (partout reproduits sans trait d’union, dont acte) n’ont pas l’air très faciles à comprendre spontanément, et pourtant, il suffit de se concentrer quelques instants et de faire appel à des racines maintes fois abordées ici, même si l’un et l’autre des éléments peut prêter à une hésitation sonore perturbante.

Dans ‘beton’, il n’y a rien concernant du mortier ou du ciment, ni même du bitume, véritable terme hérité du latin. D’accord, si vous êtes maçon ou cantonnier, le béton et le bitume, cela n’a vraiment rien à voir sauf en étymologie puisque le béton est un ancien ‘betun’ (16ème siècle) et même ‘becton’ (14ème) issu du mot ‘bitumen’, création romaine spontanée et semble-t-il totalement importée d’un son désignant une sorte de poix originaire de Bythinie en Asie mineure (*).

Il est donc important de ne pas mettre d’accent sur le ‘e’, ce qui rend un peu difficile de voir dans ce ‘beuton’ une transformation de la racine germanique ‘beth’ (à l’origine même ‘berth’) qui veut dire illustre, connu ou célèbre. C’est ce qui donnera des noms comme Bette, Bethe, Betton, Betti et Bettini, en fonction de la région où vous êtes (respectivement du nord au sud). Mais le ‘r’ originel est également resté dans les nombreux composés comme Al-bert(h), Ro(d)-bert(h), Phili-berth, sans oublier Berthe tout simplement.

Le Delègue -avec accent cette fois- est plus direct à décrypter, sauf que, là encore, aucun jeu de mots sur un possible homonyme du verbe déléguer, lequel signifie en latin choisir (quelqu’un, en général) pour l’envoyer en mission; et celui-là a bien un double accent aigu, histoire de faire la différence. Facile donc d’éloigner Delègue pour penser à une agglutination (un collage) d’un ancien de-lègue, autrement dit une préposition de provenance qualifiant celui qui habite près ou qui arrive de lègue.

Et si l’accent grave rend si sonore la deuxième syllabe dans le patronyme, c’est qu’il représente ici non pas un ancien ’s’ comme c’est le cas avec un circonflexe mais la diphtongue (une double voyelle) ‘ai’…Et l’aigue, c’est tout simplement l’orthographe intermédiaire -chronologiquement- entre l‘aqua’ latine et l’eau’ française, restée telle quel dans quasiment tous les parlers occitans du sud de la France, à chaque fois qu’il y a des eaux quelque part!

Des Aigues-Mortes à Aix (aigues en contracté) en-Provence, cette ‘agua’ indique donc peut-être une source ou un lac (au moins une mare) ou encore le bord de l’eau (voire la mer) ce qui aura permis de surnommer l’un des ancêtres d’Elizabeth. Mais attention, les eaux peuvent aussi être dormantes ou troubles; sans préjuger du contexte dans lequel va se retrouver notre…déléguée diplomatique bien sûr. Sauf étymologiquement!

(*) sans garantie


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