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Bogdanoff (Igor & Grichka)

Bogdanoff

C’est probablement la seule chronique qui se serait passée d’une illustration tant l’évocation des (faux) jumeaux Igor et Grichka appelle une image qu’on ne peut confondre avec aucune autre…Or, depuis peu, les frères cosmiques se disent (je cite) «victimes d’une réalité parallèle» qui risque de les reconnecter avec une dimension platement terrestre, si l’on en croit les informations de la presse. L’occasion de se demander d’où viennent (vraiment) les ‘Bogdanoff’…

Contrairement à ce à quoi on pourrait s’attendre (espérer?), les-dits jumeaux ne viennent ni de l’espace ni de la Russie malgré les apparences (1); eux sont nés à St-Lary, dans le…Gers (2), et pour une fois, la minuscule n’est pas possible sur le mot puisque, contrairement aux surnoms issus de lieux, de métiers ou de particularités physiques (sic), il s’agit là d’un véritable nom de baptême d’origine slave.

Slave, donc russe, ou polonais, ou bulgare, ou serbe, croate ou toute autre zone sous cette influence linguistique. La racine sur laquelle s’appuient différentes versions est ‘Bodgan’, qui, comme Zlatan (3), attribue au porteur des qualités (humaines) particulières ou mieux, comme ici, une protection ou une attention divine. Le terme signifie en effet (celui qui est) un ‘don de Dieu’, qualificatif fréquemment utilisé dans les traditions pour remercier le Seigneur d’une naissance tardive, difficile ou risquée.

Sur cette base vont donc venir se coller divers suffixes pour marquer la situation ou la provenance géographique de la famille, à commencer par le Bogdanov ‘purement’ slave (-ov en russe, mieux que la francisation en -off), les Bogdanev et Bogdanomil bulgares, le Bogdanski polonais, le Bogdanovic serbo-croate, ainsi que les diminutifs de filiation Bogdanovitch (russe aussi) et enfin un Bogdanoff francophone.

Le patronyme renvoie donc au descendant d’un ‘Bogdan’ que l’on aurait appelé Donnadieu (ou Dieudonné) en ancien-français, Matthieu, Mathias et Mattéo en hébreu ou encore Nathan(aël), sans compter sa traduction (plutôt exclusivement féminine) en grec, Dorothée. L’aîné de la paire aurait donc pu se targuer d’un Dorothéos peu probable mais tout à fait cohérent avec son prénom, Youri, déformation d’un ‘Iorgos’ (Georges, en français) lui aussi parfaitement grec puisqu’il désigne un laboureur (littéralement: le travailleur de la terre).

Quant au cadet (de trente minutes, disent-ils), c’est un Grichka soviétiquement agressif qui fait penser au premier ourson rencontré dans la forêt (ou dans vos rêves), et qui n’est pourtant qu’un diminutif censé être affectueux d’après le russe Grégori, autrement dit Grégoire en français, ‘celui qui reste éveillé’ en grec…C’est sûr qu’il leur faudra avoir les yeux bien en face des trous pour répondre aux questions éventuelles des enquêteurs terriens, une qualité optique qui est forcément un don de Dieu, surtout étymologiquement.

(1) Ca, c’est dû à papa Youra Mikhaïlovitch Ostasenko-Bogdanoff, né à Léningrad au début du 20ème siècle.

(2) Sent-Lari en gascon, arrondissement d’Auch, pas Soulan la station de ski des Hautes-Pyrénées…

(3) En fait Zoltan à l’origine, évocateur d’un métal précieux, en général l’or. Voir l’article Ibrahimovic, évidemment.


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