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Cecchinato (Marco)

Cecchinato

Vite, vite, dernier week-end de petite balle jaune avant le ballon (forcément rond) et donc probablement quelques pépites sur les patronymes de ces sportifs qui se vautrent les uns sur les autres en s’embrassant au moindre coup de pied bien placé (mais pas toujours où il faudrait). L’homme du jour aura quant à lui provoqué la surprise en restant un long temps sur les courts: le joueur italien (pardon, sicilien, ça peut avoir son importance?) n’était en effet ’que’ 72ème au classement ATP en arrivant en demi-finale du tournoi de Roland-Garros…

Il se prénomme Marc et pourtant ce serait mieux François, en tous cas étymologiquement; car l’analyse de son nom de famille révèle une sacrée surprise. Au premier abord, on devine assez aisément un diminutif, avec le suffixe -ato, voire carrément les trois syllabes ‘-cchinato’ (*). Il y a en effet dans cet ‘hypocoristique’ (une forme de surnom affectueux, rarement péjoratif mais sait-on jamais en l’occurrence) une double évolution que l’on peut difficilement deviner!

Cecchinato est donc une sorte de nom à ‘double-tiroir’, le mot étant lui-même déjà une déclinaison de Cecchi (parfois Cecchy, en français) que l’on trouve aussi sous les variantes Cecconi, Ceccone et même Cecco…Vous avez trouvé? Presque sans doute: Cecco ne signifie rien en tant que tel, sauf à imaginer que c’est la dernière partie d’un mot plus long dont on a ‘abandonné’ le début (dans ce cas-là). Et qui serait en fait ‘Cisco’ (je vous aide)… Alors?

Alors, parmi les différentes possibilités, tout comme Nico peut être l’abréviation de Nicolas (facile) mais aussi la chute de Domenico (moins évident), ce Cecco est bien le résidu d’une ‘aphérèse ‘ (le fameux rabotage de la première partie) d’après le prénom…Francisco. Ecco!

Il faut donc aller vraiment en fond de cours (de linguistique) pour décrypter ce patronyme à double rebond, notre Marco Cecchinato pouvant donc être en quelque sorte le cousin d’un Marc-François (ou mieux, Petit-François) français, bien que certains linguistes donnent parfois à la terminaison du mot non pas un sens diminutif mais de provenance, ‘-nato’ étant entendu comme ‘de naissance’.

Vous allez me dire, être surnommé ‘celui qui est né de François’ (et pourquoi pas d’un…français, tant qu’on y est, l’équivoque est tout à fait possible!), c’est forcément désigner un nouveau-né -justement- donc un petit. Même si celui-ci semble être sans conteste un grand du tennis…

(*) rien à voir avec un ‘petit cappuccino’ comme on vient de le dire dans mon dos.


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