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Clooney (George)

Clooney

Pas content, le George, à la vue des clichés publiés dans quelques gazettes ‘people’ (what else?) sur ses bébés jumeaux, espoirs légitimes et…étymologiques: Amal, le prénom de la maman, signifie l’espérance en arabe! En attendant, le plus célèbre docteur de la télévision ne décolère pas, peut-être un effet de son ascendance irlandaise d’à peine quatre générations d’émigrés sur la côte Est américaine, où ont d’ailleurs principalement fait souche les Clooney.

Mettons tout de suite une ou deux choses au point: notre homme n’est pas un…clown (‘cloune’, c’est la prononciation française -incorrecte- pour l’anglais ‘claoune’, donc aucun risque de confusion, malgré quelques mauvaises langues hollywoodiennes qui en auraient bien fait une déformation -toujours possible linguistiquement- en Clowney!). Il ne s’agit pas non plus d’un…clone, lequel vient d’un mot grec (relativement rare) qui désignait une jeune pousse d’arbre ou un rejet, on voit aisément le rapport avec la multiplication à l’identique d’un objet ou d’un être vivant (*), bien que Timothy -son second prénom- soit forcément le rejeton de quelqu’un mais là n’est pas la question.

En fait, comme vous le trouverez sans doute si vous faites quelques recherches (déjà insistantes, croyez moi), Clooney est un toponyme, c’est-à-dire un nom de famille formé sur le lieu où résidait l’un de ses ancêtres, en l’occurrence un petit coin du nord de l’Irlande (et non pas d’Irlande du Nord justement, bien que ce soit tout près de la frontière actuelle), un village dans une vallée encaissée, à la pointe nord-est de l’île. Moralité:  »Clooney: désigne celui qui est originaire de Clooney » (définition du dictionnaire). Avec ça, on est bien avancés!

Heureusement (si je puis me permettre) ‘Etymo-Logique’ vous en dit plus sur ce patronyme à l’orthographe et à la prononciation suffisamment souples selon les Comtés où on le trouve, pour donner quelques variantes en…Clowney, Cloney ou, forcément puisque nous sommes en Irlande, O’Cloney. Ce dont on est à peu près sûr, c’est qu’il s’agit là de graphies (d’écritures) plutôt ‘modernes’ (post-Shakespeare), toutes issues d’un son ‘clune’, que l’on retrouve également en Ecosse dans des familles MacClune ou MacCluin.

Voilà qui nous approche finalement d’un très ancien surnom d’origine gaélique, presque une sorte de titre (de noblesse, ou simplement qualificatif) accordé à une lignée de chefs de clans au caractère ‘cluana’, c’est-à-dire ‘à l’esprit vif’ ou ‘au jugement aiguisé’, concept que l’on retrouve sur le continent dans le répertoire saxon (=germanique) avec les racines ‘ragin’ (le jugement) et ‘hard’ (ici, pointu), autrement dit, une fois contracté, le ‘ragin-hard’ devient reinhardt puis renard en français.

La notion de rusé n’intervenant qu’au Moyen-Age (à cause du ‘Roman’ de la bête) donc bien après la formation des langues celtes dont font partie le gaélique irlandais ou écossais, il faut croire que l’aïeul de George s’était fait remarquer par son intelligence ou sa clairvoyance (au combat, le plus souvent)…Et pourtant, bizarrement, on trouve aussi sur cette racine quelques interprétations totalement différentes, pour ne pas dire opposées: au mieux, certains comprennent ce ‘cluana’ comme proche d’un terme qui évoque tout bonnement une prairie (ce qui tombe bien pour un futur toponyme, ce qui nous fait en français George Dupré en quelque sorte); au pire, les connotations guerrières étant très ouvertes (et imprécises) à l’époque, d’autres analysent ce qualificatif comme plutôt péjoratif (nuance possiblement apparue au moment de l’écriture avec le suffixe Cloon-ey), ce qui en ferait l’équivalent de l’anglais actuel ‘rogue’, soit sans scrupule ou roublard!

Le pouvoir et la vivacité intellectuelle étant traditionnellement et historiquement souvent liés, toute ressemblance avec le caractère des rôles tenus à l’écran par le séduisant acteur (également réalisateur et producteur) ne serait bien sûr que pure coïncidence. Sauf peut-être étymologiquement!

(*) par contre, à toutes fins utiles, un cy-clone, qui n’a rien à voir avec six clones, s’analyse en fait en cycl-one, donc un phénomène éventuellement cyclique mais surtout qui crée des courants en forme de cycles, c’est-à-dire tourbillonnant autour d’un centre.


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