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Coquard (Bryan)

Coquard

Garro(s), Euro, Vélo, Rio…C’est l’été! Alors que s’élance la Grande Boucle qui fait le Tour de ceinture des montagnes de France (en sautant depuis belle lurette quelques crans dans les plaines), les premières pages des magazines spécialisés parient déjà sur quelques favoris dont le britannique Froome (1), ou les français Pinot (2), Gallopin (3) et Coquard (au moins pour un maillot vert)…Jetons donc un oeil (prudent) sur ce Coquard nantais, histoire de voir s’il ne pourrait pas faire briller notre insigne tricolore.

Car, sous des dehors discrets voire timides, Bryan le français (sup)porte un patronyme à l’étymologie débordante, pour ne pas dire agressive. Le mot fait en effet partie de la grande famille des dérivés de ‘coq’, tout simplement, animal de cour aussi basse que son caquet peut être haut; le sens a pris son essor à travers les contes et légendes du Moyen-Age français, qui en a fait l’équivalent de oies du Capitole romain, un volatile braillard et multicolore au cri matinal et intempestif pour tout vacancier du 16ème arrondissement de Paris en vacances dans une ferme du Lot & Garonne.

De plus, le klaxon à crête rouge règne sur un harem de poulettes dont il prétend, à grand coups d’ergots, exiger la propriété contre tout rival, ce qui a rajouté à son ramage le plumage d’un dragueur habitué à claironner la moindre victoire (sauf en 1916), fût-ce les pattes profondément enfoncées dans le tas de fumier du coin….Bon tout ça, c’est une image, allez-vous dire. Certes, mais c’est bien la racine (du mal) des familles Coq, Coqueteau (ou Cocteau, le petit coq!), Coquelle, Coquerelle, Coquerot, Coquelin, et même Coquet(te) c’est-à-dire celui ou celle qui se maquille aussi sobrement que les plumes (et autres attributs du coq), terme d’ailleurs régulièrement utilisé au cours de l’Histoire pour désigner des jeunes gens ou jeunes filles au comportement un peu trop voyants pour être moralement honnêtes.

Hélas, même d’un point de vue linguistique, notre Coquard souffre de ce suffixe ‘-ard’ traditionnellement réservé au sens péjoratif, ce qui a donné son nom au ‘faux-coq’ (le croisement d’une poule et d’un…faisan, est-ce bien mieux?) et qui ne fait qu’accentuer les défauts d’un ‘coquardier’ (ou cocardier, cela revient au même), appellation surgie au milieu du 19ème siècle pour qualifier un soldat (ou un civil) un peu trop enclin à la ramener sur la moindre rosette décorative fixée à son revers (ou sur le pare-brise de sa limousine de fonction). Sans doute est-ce là ce qui provoquait jalousie et agressivité de la part de ses congénères, avec comme effet ce cocard, un hématome en cours d’évolution sur l’oeil qui passait par les couleurs du drapeau national -le violet en plus- après un coup de poing bien asséné!

Heureusement, le seul résultat que vise notre cycliste est un maillot monochrome (sauf celui à pois). Ni bleu, ni blanc, ni rouge…le jaune, ça ira très bien!

(1) voir sa chronique (juillet 2015)
(2) voir sa chronique (juillet 2012)
(3) voir sa chronique (juillet 2014)
… et Cavendish (juillet 2011)


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