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Coucke (Maeva)

Coucke

Craquante, la nouvelle Miss France, comme une (belle) pièce montée ou une (savoureuse) bûche de Noël, à la fois tête (rousse) bien faite et bien pleine (malgré quelques approximations de vocabulaire, sous l’émotion sans doute). «Après une blonde, une brune, puis une ‘lionne’» -citation de la nouvelle reine- voici donc un tempérament de feu tout juste sorti du fourneau familial, une région du Nord (encore Pas-de-Calais) où elle trace son sillon de beauté d’Arras à Boulogne-sur-Mer (*). Et si vous habitez dès la sortie nord d’Amiens, vous avez sans doute déjà compris le sens de son nom.

Le mot, aussi bien dans sa forme que dans le fond, est assez caractéristique d’une racine du répertoire flamand, on va dire du vocabulaire néerlandais pour oublier toute considération de frontière(s) géographique(s); de fait, c’est le terme de l’ancienne langue hollandaise ‘koek’ qui a donné naissance à tout ce qui a un rapport avec un ‘gâteau’, suivi par les patronymes Coeck et Coucke, aujourd’hui d’ailleurs plus généralement répandu dans le nord de la France en Artois et en Belgique…wallonne (come quoi!).

Et si l’idée de départ concerne bien la pâtisserie elle-même (littéralement: ce qui est cuit, sous-entendu la pâte), le mot a tôt fait de coller sinon au fond du moule du moins aux semelles de celui qui met la main à cette pâte, à savoir le pâtissier puis plus largement le boulanger…Dans certaines régions, le sens peut même aller jusqu’à désigner un cuisinier, ce que vous retrouvez évidemment dans son équivalent anglo-saxon et le verbe ‘to cook’, qui ne s’applique pas qu’à la galette depuis bien lontemps.

Du coup, en néerlandais comme en anglais, on est parfois obligé de préciser en utilisant l’expression ‘koeken…baker’, celui qui cuit le gâteau, et l’on arrive à nouveau sur la même racine avec le ‘baker’ londonien! Côté français, si le latin imposera bien la ‘pasta’ du pastissier (ancienne orthographe) puis pâtissier, celui-ci n’échappera pas pour autant au germain ‘wist’ ou ‘wistel’ puis ‘wastel’, qui donnera finalement, après durcissement du ‘w’, le mot…gâteau, un autre mot typique du nord.

Sans compter que, dans beaucoup d’endroits familiers à notre Miss dont cela peut être la cerise, ‘the’ gâteau s’appelle forcément une couque! Cette fois, on doit être au bout du rouleau (à pâtisserie bien sûr), même étymologiquement.

(*)…bien qu’étant ‘bretonne’ de naissance (à Fougères, Ille & Vilaine)


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