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Cousteau (Jacques-Yves)

Cousteau

C’est une aventure qui se passe dans les fonds sous-marins, et, bien que nommée Odyssée, elle n’a aucun rapport avec une «histoire de bonne femme qui reste tricoter pendant des années à la maison alors que son mari fait le tour de la Grèce», comme le signalent savamment certains journalistes radio. Il s’agit évidemment de l’histoire du navigateur…girondin (il est né à St André-de-Cubzac, 33240) Jacques (et non Jean)-Yves Cousteau, un homme qui n’a pas toujours glissé sur la bonne pente, et pour cause…

Disons tout de suite que les Cousteau n’ont rien à voir avec les couteaux (sinon, à tout le moins, il faudrait l’écrire Coûteau, pour signaler avec l’accent circonflexe l’ancienne présence du ‘s’); le nom de l’objet tranchant vient, lui, du latin ‘cultellus’, qui n’avait pas grand’chose à voir avec un canif, fût-il suisse, en tous cas question dimensions. En effet, pour un Romain (de la campagne), n’existe en tant que couteau que l’immense lame qui précède le soc d’une charrue. Utilisation très spécialisée donc, que certains métiers industriels conservent encore telle quelle, mais qui donnera rapidement l’idée de miniaturiser cette pièce de métal pour en faire des modèles ‘portables’, au bout de manches plus ou moins décorés.

Bref, remontons -justement- à nos Cousteau ou plutôt à nos…Côteau, puisque la racine du patronyme concerne la ‘coste’ comme on disait en vieux-français, ou la côte de nos jours. Une côte qui, paradoxalement, n’est pas toujours sur le…côté, enfin tout dépend de quel point de vue on se place. Car, mieux que côte, il faudrait parler de coteau, c’est-à-dire une histoire de pente (vue de profil sur la colline), ce qui n’empêche pas des montées (ou des descentes) si vous la prenez ‘de face’.

C’est ainsi qu’ont poussé en Sud-Ouest les Couste et leur diminutif Cousteau (la petite pente), mais aussi les Costau, Costaud (rien à voir avec le gars robuste*) ou les Cousteix (en limousin). Ne pas oublier évidemment le composé possible avec un article pour faire les Lacoste (dont le dérivé est alors Costelle) et leurs frères, les Delacôte. Cela étant, pour effectuer une plongée, il faut forcément aller jusqu’à une côte, et si possible, suivre la pente du fond maritime. Y compris donc étymologiquement.

(*) En fait, ce costaud-là vient du vocabulaire…roumain (cochto), et signifie fort (what else?). Le mot français, très ‘tardif’ (1880 environ) entrera dans notre vocabulaire pour désigner un homme à poigne qui ‘gère’…des prostituées. Un Jules, quoi. Voilà pourquoi les costauds des Halles parisiennes s’appelaient les ‘Forts’ et pas autre chose!

Ps: Si vous avez raté le sujet sur la ‘Pentecôte’ (mai 2015), tapez vite le mot dans le champ de recherche avant toute conclusion hâtive…


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