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Coville (Thomas)

Coville

Bon d’accord, Phileas Fogg aurait mieux fait de prendre un trimaran au lieu de trainasser pendant 80 jours autour du monde, ce qui lui aurait rendu impensable, voire suspecte, la performance de notre navigateur au long cours (on ne peut pas faire plus long) et au court temps (qui fera plus court? (1). Il n’empêche que, pour affronter les dangers de l’aventure, notre héros a dû traverser des zones de grand froid mais qu’il ‘lui en a fallu’, pour ne pas dire qu’il ‘en avait’, y compris étymologiquement!

Car un certain nombre de Coville, homonymes du breton volant, se trouvent à la limite de la Normandie sous la forme Couville (un ‘o’ un peu allongé, ça fait ‘ou’), probablement créée sous influence nordique lors du passage (et du séjour) des Vikings dans la Manche. On analyse alors ces Co/Cou-ville en deux racines, la première typiquement néerlandaise, vient de kold/kald qui signifie froid (vous l’aviez deviné: cold en anglais, kalt en allemand), bizarrement alliée à un mot latin largement implanté depuis la présence romaine, ‘villa’, qui évoque un domaine, une propriété (et non pas qu’une maison, voir dans de nombreux mots en ‘-ville’ dans ces chroniques)…Une histoire d’ancêtre venant d’une région froide? En réalité, le patronyme est si rare qu’il est presque négligeable, car on trouve -beaucoup- mieux comme étymologie, et surtout plus plausible…

En effet, s’il y a eu ‘déformation’ de quelque chose, ce n’est pas cette histoire d’allongement du ‘o’ en ‘ou’, mais tout simplement une erreur de graphie (d’écriture). Et encore, même pas: cette fois, il s’agit bel et bien d’une volonté particulière, que vous allez découvrir rapidement: pendant des siècles, y compris en ancien-français, les textes étaient rédigés sous influence graphique du latin, lequel, ne connaissant pas la lettre U, portaient forcément des inscriptions telles que IVLIVS pour Jules, ou LVTECE pour Paris par exemple. Maintenant, faisons le trajet inverse, dans le temps et dans la ligne, pour admettre que ce coVille a été conservé pour éviter une…coUille, évidemment!

Par conséquent, les Coville, et leur diminutif Covillot (peu de Covillard), sont en fait des Couille et des Couillot ou bien encore des Couillon! Bien loin en effet d’avoir un lien (de bourses) avec ce que vous croyez (encore que…(2), il s’agit bien de gens qui portaient des petits sacs de peau à la ceinture, bien garnis si possible, et donc de gens…riches (plutôt des bourgeois) et non des imbéciles! Cela étant, surtout en période médiévale, nos ancêtres aimaient bien donner des surnoms beaucoup plus ‘directs’ que de nos jours, ce qui permet également l’équivoque avec des hommes (forcément) connus pour des attributs généreux, plus exactement une endurance (sexuelle ou…maritime) et une puissance génétique supérieures à la moyenne. Je vous l’avais dit, ce Thomas, il en a!

PS: Au fait, savez-vous que, quand il y a ‘une couille dans le potage’ (ou où vous voulez d’ailleurs), c’est qu’il y a quelque chose d’inattendu voire d’incohérent dans la situation, en référence à une édition du…Journal Officiel. A l’époque où les typographes composaient à la main les lignes de caractères en plomb pour l’imprimerie, un ouvrier aurait fait d’une ‘coquille’ une erreur, en oubliant le ‘q’ dans un texte de loi consacré aux…oeufs.

(1) voir aussi la chronique du précédent recordman Francis Joyon (juin 2013), déjà vainqueur d’un certain…Thomas Coville.
(2) Voir le sujet consacré à ce nom ‘difficile’ en tapant le mot en haut de cette page.


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