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Epstein (Jeffrey)

Epstein

Chacun a la façon qu’il peut d’entrer dans l’Histoire, de la littérature, de la musique, de la science ou des faits-divers comme le milliardaire aux carnets explosifs (dans lesquels dit-on, se trouvent des listes compromettantes pour quelques célébrités) disparu par suicide avant une série de procès pour délinquance sexuelle. Des montagnes de la finance aux murs d’une prison de Manhattan, analyse du patronyme d’un rocher tombé des sommets, y compris étymologiquement.

Comme un certain nombre d’autres personnages célèbres, Jeffrey-Edward, à la mode américaine, descend d’une lignée familiale d’origine juive dite ashkénaze (d’Europe centrale pour schématiser) immigrée à New-York et domiciliée à Brooklyn (plus juif, on ne peut pas). Le nom, aussi caricatural que le quartier, est composé de deux parties, Ep-stein, et de formation…germanique, comme l’indique presque systématiquement la syllabe ‘stein’ qui désigne une pierre, tout comme son parallèle anglo-saxon de (presque) même sonorité: stone.

Il y a donc là-dedans une histoire de roc ou de rocaille, que va compléter la section ‘Ep-‘, plus difficile à décrypter car c’est le résidu d’une contraction probable de ‘Eppen’, toponyme par ailleurs encore présent dans plusieurs noms de communes allemandes dites Eppstein. Le phénomène inverse (à rallonge) se constate dans le gentilé des citoyens locaux appelés Eppensteiner, avec un -er final qui indique en l’occurrence l’habitant (comme parfois une fonction ou un métier: müller, le meunier).

Et ce ‘Epp-‘ (ou Ep- en orthographe simplifiée), que l’on détecte également de façon plus gutturale chez le cousin Ebstein, vient à son tour d’une contraction d’eb(er), nom germanique du sanglier, souvent complété par l’adjectif ‘hardt’ pour en faire un symbole de force (1). L’epp-stein pourrait donc désigner ‘le rocher du sanglier’, au sens de montagne habitée par le cochon solitaire en question (2).

Contrairement à ce que vous n’allez pas manquer de lire en vous précipitant -à la fin- sur le (2) mentionné ci-dessus, cet Epstein n’était pas seul sur cette montagne; car, parmi de nombreuses autres personnalités, toutes d’origine voire de confession identiques, il faut citer le cinéaste français (né à Varsovie) Jean-Alfred Epstein (3); le manager anglais Brian Epstein qui tirera d’une cave de Liverpool quatre garçons bientôt dans le vent et nommés Beatles; ou encore son compatriote microbiologiste Michaël définitivement lié à son assistante Yvonne Barr dans la découverte du virus de la mononucléose qui porte leurs noms associés.

Le petit clin d’oeil habituel sur le prénom du monsieur ne nous avance pas à grand’chose, sauf peut-être pour son salut, puisqu’on constate que Jeffrey ou Jeff (4) est encore une forme anglaise abrégée de deux racines germaniques, ‘gaut/got’ (dieu) et ‘frid’ (paix). Tout comme les premières versions Godefroy, puis Geoffroy, Jouffroy, et…Joffre en français, cela concerne donc des gens baptisés à la suite de saints ‘endormis dans la paix de Dieu’. No comment…

(1) voir l’article sur…Evra (Patrice).

(2) (re)lire quelques surprises étymologiques dans l’article sur l’animal (2011!) en tapant ‘sanglier’ dans le champ de recherche en haut à droite de cette page.

(3) Réalisateur de nombreux films et documentaires dans les années 1920/1930, honoré par une salle à son nom à la Cinémathèque française.

(4) En anglais seulement. Le français Jef (comme le copain ‘qui n’est pas tout seul’ dans la chanson de Jacques Brel) est le plus souvent le diminutif de Jean-François.


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