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Ford (Harrison)

Ford

Bientôt le retour (en 2018) de la saga ‘des Guerres de l’Etoile’ (Star Wars, et non pas Stars War en v.o!), avec le vétéran du rôle d’Han Solo, l’acteur américain qui a longtemps préféré les aventures d’un archéologue déjanté et qui, récemment encore, se déclarait peu convaincu par une suite de la série inter-galactique. Finalement au générique du film, autant le mettre à celui de ces chroniques. Facile, au moins pour le prénom…

Comme pour tous les américains (sauf les indigènes ‘indiens’ ou ‘kanadiens’), il s’agit de mots émigrés du Vieux-Continent, les Harrison venant -globalement- de ce qui sera plus tard un Royaume-Uni. En simplifiant, le (pré)nom est donc anglais, et s’articule très simplement en ‘harri-son’, autrement dit le ‘fils’(son) d’Harri (en fait, harris), que vous écrirez plutôt ‘harry’, et le tour est joué…sauf à savoir ce d’où vient ce harris, en l’occurrence d’origine saxonne, c’est-à-dire, historiquement, de Germanie, de l’autre côté de la Mer du Nord, avant colonisation de la Terre des Angles (Angleterre);

On a donc affaire à deux racines du 5ème siècle (environ) germaniques, soit ‘haim’ + ‘ric’. La première désigne une maison, ou plus généralement un site habité; c’est la syllabe qui donnera tous les -’heim’ des noms de communes alsaciennes, puis les ‘home’ anglais, et enfin les ‘hame(-lin)’ normands! La seconde, maintes fois rencontrée dans ces chroniques, représente l’adjectif ‘puissant’ (et non pas riche, enfin, pas tout de suite); il est donc question d’une ‘maison puissante’, sans doute au sens de place-forte ou de ham-eau en résistance, attribué moins aux bâtiments qu’à ses habitants ou à son chef.

Ce montage ‘heim-ric’ va évidemment se transformer plus tard en Heinrich (version allemande), ou Heinric puis Henri (version française), ou encore Henry (version anglaise), lequel aura une forme dite génitive (fils de, souvenez-vous de vos cours de latin) en Harris. En réalité, Harrison est donc le-fils-du-fils-d’Henry (et probablement davantage de générations).

Quant à Ford, devenu célèbre, entre autres, grâce à cet acteur mais aussi à un constructeur automobile prénommé…Henry, à un styliste de mode (Tom), à un réalisateur de cinéma (John) ou à un président des Etats-Unis (Gérald), il correspond tout simplement aussi à un terme anglo-irlandais qui définit un passage à gué…Bon d’accord, s’appeler Dugué ou Duguay (versions françaises), c’est un peu moins glamour que les noms composés Pick-ford (Mary) ou Craw-ford (Cindy)*. Il s’agit donc d’un toponyme appliqué à un ancêtre concerné par ce site naturel indispensable pour la circulation des hommes et/ou des marchandises, peut-être celui qui l’entretenait ou, comme on dit le plus souvent, qui habitait près du-dit gué.

Petite note familiale avant de terminer, car les aïeux d’Harrison ont dû passer de sacrés gués pour arriver aux USA: de grands-parents…biélorusses du côté maternel, allemande (tiens!) et irlandais du côté maternel, la famille s’est finalement retrouvée à Chicago pendant la Seconde Guerre Mondiale (maman Ford était d’origine juive); il aura quand même fallu se mouiller pour ce passage-là!

(*) voir ce sujet dans les archives en tapant son nom en haut à droite de cette page.


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