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Gallopin (Tony)

Gallopin

Juillet-vélo-vacances: le nouveau maillot jaune (9è étape de ce Tour de France) est…français, profitons-en. Le virtuose du pédalier porte un nom évocateur de jeunesse, mais pas de quoi prendre les jambes à son cou ni rougir de honte pour autant, car s’appeler Gallopin (avec un ou deux L, mais deux c’est mieux pour survoler le peloton. Voilà donc un nom plutôt marrant, voire affectueux, sauf si vous avez la cinquantaine, que vous êtes chef d’entreprise ou trader à la Bourse, car votre carte de visite professionnelle risque fort de faire sourire. Mais pourquoi?

Chez les Gal(l)opin, le coupable, c’est Charles! Non, pas De Gaulle, ni Charles le Grand (dit Charlemagne); mais un certain Charles Perrault, écrivain français du 17è siècle, qui va utiliser ce terme pour la première fois en 1697, afin de désigner un «garçon de courses» à la Cour royale. Et pour quelle raison, je vous prie? Non pas dans un élan d’affection particulière, ni pour créer gratuitement un diminutif, mais tout simplement parce que ce gamin de Versailles (pas encore de Paris) passe son temps à…galoper, tout simplement! Attention: je n’ai pas dit galopeur mais galopin, vous voyez la différence.

Cà revient pourtant un peu au même, car, bien avant cette époque, le même mot qualifie d’ordinaire des messagers ou des coursiers, spécialement sous cette forme Gallopin, ou encore Galpin (ce qui ne change pas le sens d’une semelle), et même Gallopain (chacun gagne sa croûte comme il peut). A l’origine, le gamin qui court dans tous les sens est donc plutôt jeune, d’où la connotation du mot.

Etymologiquement parlant, tous les gens concernés par ce «galop» de messagerie doivent en fait leur nom à deux racines germaniques (non, la Deutsche Post n’y est encore pour rien), qui sont «walah + laupan», deux mots formant une expression que l’on pourrait traduire par «courir d’un bon pas, courir vivement». Je rajoute, dans la foulée, que le «w» au début de «walahlaupan» s’est tranformé (voir d’autres exemples dans les archives) très normalement en «g» chez nous, d’où l’initiale de gal-laup, puis gal-lop pour calquer la construction du mot germain.

Finalement, sans cette équivoque déplorable du Perrault qui se la (ra)conte, on pourrait peut-être dire de nos jours que, de Jazy à Usain Bolt, tous les sprinters sont forcément des galopins, sans parler des Soumillon (jockey), Durand (cavalier, forcément), et maintenant un cycliste de compétition. Et je ne dis pas çà pour vous faire courir…


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