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Gasquet, le retour (gagnant)

Gasquet 2

Déjà analysé dans ces colonnes pour ses hauts-faits lors de l’US Open 2013, le patronyme de notre tennisman national revient à la Une à l’occasion des finales de l’édition 2016 de la Coupe Davis, une belle occasion pour (re)lire l’explication -simple- des racines de son nom, une histoire de…gascon évidemment. En complément des quelques lignes sur lesquelles vous vous serez précipité en tapant son nom en haut à droite de cette page, voici quelques pépites d’une tradition dite populaire qui, quoi qu’on en dise, ne s’accorde pas toujours avec le bon sens…

En effet, dans l’immense répertoire des dictons, proverbes et autres expressions régionales, beaucoup sont entrés dans les habitudes de langage, de façon plus ou moins systématique. Champion de la mémorisation, tout ce qui concerne la météo: «S’il pleut à la Sr-Médard, il pleut quarante jours plus tard», «Noël au balcon, Pâques au tison», «A la Ste-Luce, les jours croissent d’un saut de puce», et autres aphorismes désormais pas toujours chronologiquement ajustés, réchauffement climatique oblige.

Au milieu de tout ça se sont perdues quelques saillies –le plus souvent assez vachardes- que pratiquaient nos ancêtres (des villes aussi bien que des champs) sur le dos de leurs contemporains, voisins, ennemis, rivaux ou concurrents. En ces temps où le ‘politiquement correct’ n’existait pas encore, on pouvait dire sans retenue le pire mal de la ville voisine. Par exemple: «Invitation de Montpellier, invitation dans l’escalier», pour se moquer du caractère peu hospitalier de ses habitants. Ou bien: «De Narbonne, ni bon vent, ni bonne personne». Et encore plus direct, «Ville de Provins, maison de putains», ce dernier terme étant d’ailleurs largement utilisé pour toute autre ville ou quartier dès que la rime était possible…

Nos Gascons, du Sud-Ouest donc, avaient à Paris réputation de panache et de courage (re-re—re «Les Trois Mousquetaires», écrit par un picard qui, au pire, n’a jamais mis les pieds au-delà de la porte d’Orléans); mais à la bravoure s’attachait une certaine sauvagerie qui en faisait, aux yeux des habitants de la capitale, de sérieux ‘ploucs’. D’où de belles chansons sur les Gascons, comme:

«Les cadets de Gascogne n’ont que la cape et l’épée, et à peine de quoi s’habiller», ce qui se passe de commentaires. Dans le même ordre d’idées, on disait aussi: «faire la lessive du gascon», ce qui, étant donné que ces paysans n’avaient point d’argent pour se payer une lavandière, signifiait qu’ils retournaient simplement leur chemise (sale) pour la porter quelques jours de plus sans la laver (mais non, vous n’avez jamais fait ça avec vos slips ou chaussettes).

Mieux (ou pire) encore: «Cadet de Gascogne a souvent la rogne» ne faisait pas allusion à leur caractère colérique mais à l’ancien nom de la…gale, affection à la propagation rapide en ces années royales. Sales et pauvres donc, puisque friands de «perdrix de Gascogne»: à défaut de pouvoir se payer de la fine (et chère) volaille à table, les Gascons parsemaient leurs légumes d’ail finement coupé, les petits points blancs imitant, dans l’assiette, le dessin des plumes de l’oiseau. De là peut-être la réputation de «mentir comme un Gascon» ou d’avoir «les galons d’un marquis de Gascogne», en référence au goût prononcé de ces messieurs pour l’exhibition de la moindre décoration ou récompense.

Ce qui ne saurait être le cas de notre Gasquet gascon, bien sûr; mais la moindre coupe ne saurait se refuser pour autant, n’est-ce pas?


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