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Gobert (Rudy)

Gobert

On lui donne 2,03 mètres d’envergure, mais comme ce n’est pas -biologiquement- un aigle royal, il faut ajouter une pointure de 53, ce qui n’en fait toujours pas un palmipède mais le joueur de basket (français) et le sportif le plus (le mieux?) payé au monde. (un journal spécialisé a calculé un revenu moyen de 43.000 euro (1) par heure, si ma mémoire est bonne. Et vous, c’est quoi, votre taux horaire?). Il faut dire que le monsieur est un dieu des parquets (américains)…y compris étymologiquement!

Ce joueur international, passé -presque forcément- par le club de Cholet (Maine-et-Loire), porte en effet le nom d’origine germanique Gobert, version courte de son étymon (le terme originel) Godebert. Et dans godebert, il y a…’god’, soit dieu en germain + ‘bert(h)’, l’adjectif traditionnel qui qualifie quelque chose ou quelqu’un d’illustre, de brillant (2). Plus un ‘e’ de simple liaison, pour anticiper toute question: même si vous juxtaposez ‘godbert’, vous êtes vocalement obligé de laisser passer par un petit ‘e’ rapide pour enchainer les deux mots…

Bref, pas question ici de mettre au panier (à part la main) ce matronyme (il s’appelle en fait Gobert-Bourgarel par son père, mais franchement, le nom de maman est bien plus facile à dire avec le prénom!); il est donc question d’un ancêtre au surnom élogieux de ‘dieu célèbre’ (ou célèbre, connu pour adorer les dieux?) pseudonyme probable d’un homme particulièrement remarqué dans la tribu pour quelque lien magique avec l’au-delà. De toutes façons, cela ne peut pas faire de mal, quand on aspire à devenir le dieu des Utah Jazz et une idole du circuit NBA.

D’autant que le petit Rudy, déjà démesurément grand à sa naissance, parait-il (3), porte un prénom qui ne dépare pas, lui aussi d’origine germanique, et lui aussi version contractée du mot originel, qui est…Rodolphe bien sûr. Ce très ancien surnom, déjà connu sous la forme Rodolf, Rodolfo, Rudolph ou Ralph, a d’autres abréviations comme Rolf en scandinave et…Raoul en français.

Or, (h)rod-(w)olphe additionne les mots ‘hrod’ (la gloire, ben voyons!) + ‘wulf’ (le loup, animal sacré des cultures nordiques -et asiatiques- avant que La Fontaine ne le fasse passer pour un crétin en Occident). On se retouve donc encore avec un cumul de symboles de gloire et de sauvagerie animale, gage de ténacité et de victoire pour marquer des points à la baballe…C’est le diminutif d’influence néerlandaise Ruedi/Rudi qui va souffler aux (anglo)saxons la forme Rudy, que l’on retrouve aussi en faveur chez le ténor basque Hirigoyen. Bon, si avec tout ça le bonhomme ne devient pas le joueur du siècle, c’est à désespérer de l’étymologie!

(1) Confirmation par avance: ‘euro’ est bien un terme invariable, regardez sur le premier billet de banque sorti de votre poche, puisque le terme est commun à plusieurs pays européens qui n’ont pas tous les mêmes marques du pluriel…

(2) Vous retrouvez la syllabe (et le sens) dans tous les Al-bert, Ro-bert, Herbert, Jobert, Lambert et autres Bert-rand, etc…

(3) Croyez-le ou non, en dialecte indien, Utah (son état de résidence) signifie…grand.


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