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Huppert (Isabelle)

Huppert

«…and the winner is…», non pardon, «…et le César de la meilleure actrice est attribué à…» (c’est vrai quoi, ils ont mis assez de temps à dire ‘nommés’ au lieu de l’anglicisme ‘nominés’, il ne faut pas décourager la mise en valeur de la langue française. Aurait-on idée de mettre un slogan en anglais pour des J.O se tenant à Paris? Non, bien sûr)…La lauréate est donc Isa, pour le film ‘(b)Elle’! Mais Huppert alors? Huppée? Sup(p)er? Upper(cut)? Rien du tout: c’est beaucoup plus facile…Si vous êtes un peu enrhumé, vous avez déjà trouvé!

Bien qu’un certain nombre de rumeurs courrent sur une possible origine avec la huppe, le nom de la touffe de plumes courtes repérée sur la tête de certains oiseaux, on ne trouve pas de Huppert dans cette famille-là, mais des Huppé, Huppeau ou Huppin, encore plus logique dans le rare mais très significatif Huppenoire, surnom un rien ironique sans doute d’un ancêtre affublé d’une mèche plus ou moins folle; et, curieusement, les autres patronymes cités semblent renvoyer le plus souvent à des comparaisons non pas avec le ‘look’ de la personne mais avec sa voix, censée être aussi haut perchée -et souvent rauque- que l’échassier en question.

Pas de houppe donc chez cette actrice reconnue mais un brin huppée pour certains cinéphiles, dont le nom est le plus souvent une variante régionale (de l’Est) du prénom…Hubert, tout comme le nordique Hupperts et le bourguignon Houpert (comme le sénateur de Côte d’Or Alain), ou Houppert. Explication? Les consonnes ‘b’ et ‘p’ sont…’exactement’ les mêmes, au moins d’un point de vue labial: la position des lèvres est identique quand vous expulsez l’air pour les prononcer (je me réjouis de vous imaginer en train de faire immédiatement le test); ne reste plus qu’à faire vibrer la gorge pour Hubert et à garder le silence du souffle pour Huppert, d’où le possible -et facile- passage de l’un à l’autre.

Nous voici donc avec la version mosellane de l’ancien surnom d’un évêque belge de Maestricht, dont la vision d’un crucifix en feu entre les bois d’un cerf (mais que diable allait-il faire au milieu des biches?) lui vaudra la première Ubérisation professionnelle, charge à lui de protéger les chasseurs à travers l’Histoire…Mais cela ne nous dit pas le sens premier du terme ‘Hubert’, francisation composée de deux adjectifs de souche germanique, d’après un primitif ‘hug-berth’ qui singifie ‘intelligent’ + ‘brillant’ (ben voyons), par allusion à la connaissance (divine) apportée par le symbole lumineux de la croix (on a échappé aux ‘cornes’, pour ne pas dire au brâme!).

Pour ceux qui hésiteraient encore sur leur intime Huberdeau (diminutif, le petit -d’- Hubert) ou Huberson (le fils de), citons pour terminer quelques diminutifs plus inattendus, caractérisés par l’adjonction d’une douce consonne ‘l’ comme les Hubel, Hubelin, Hubelet, Hublet et même…Hublot, ce qui me permet de refermer jusqu’à une prochaine fois cette fenêtre linguistique!


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