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Kocher (Isabelle)

Double actualité avec la racine de ce patronyme dont la notoriété (publique) frisait le zéro il y a à peine quelques jours et qui se retrouve à la Une de nombreuses pages économiques. La dame dont il est question n’a de cesse de chanter les louanges d’Engie’ (rien à voir avec les Rolling Stones, ou presque) puisque cette seule femme à diriger une entreprise du CAC 40 ne verra pas son mandat renouvelé. Dissensions au sein du Conseil d’administration? Pression de l’Etat actionnaire? Toujours est-il que voilà une drôle de cuisine, y compris étymologiquement!

Le fond de sauce du patronyme (marital) d’Isabelle est en effet formé sur la racine germanique qui évoque la cuisine; pas celle livrée en kit par un réseau d’installateurs ni le contenu du menu du jour mais plutôt la personne qui prépare à manger. Car il fut une époque -préhistorique- où il n’y avait pas d’émission télé pour vous apprendre à monter une chantilly; même après le Moyen-Age, le cuisinier n’avait pas de nom générique car on désignait les différents ‘cuiseurs’ (chez ceux qui pouvaient s’en payer) par des fonctions précises (le préparateur de volaille, de viandes, le rôtisseur, le glacier, etc).

Il semblerait que ce soit la marine marchande…néerlandaise qui ait diffusé, au 17ème siècle, le terme de ‘kuk’ qui désignait le maitre…queux de bord. Une fois à terre, ce son va être orthographié ‘koch’ (prononcez kok) en germain et ‘cook’ en saxon, d’où la très réputée cuisine anglaise. Du coup, Koch, puis Kocher devient un nom de métier, comme parfois Kochmann, y compris en français où le ‘Coq’, devenu maître, est bien la définition d’un ‘chef-cuisinier’ (et non pas d’un gallinacé majeur) (1).

Même s’il est parfois resté ‘master-cock’ à certaines époques, la plupart des versions étrangères se sont fait un plaisir d’adopter tout simplement un ‘Chef’ bien moins équivoque que notre maitre-queux officiel; lequel n’a pas le moins du monde une plume dans le c..mais vient du verbe latin ‘coquere’ qui donnera après contraction le mot ‘cuire’, étape indispensable pour certains petits gâteaux qui passent deux fois au four et que l’on appellera forcément bis-cuits!

Isabelle n’a donc rien à voir avec le ‘coche’ (de la mouche), lui aussi inspiré d’une très ancienne racine flamande qui désignait d’abord un coche d’eau (une barque de transport) puis la diligence tirée par des chevaux aux fessiers sensibles; d’autant que son nom de jeune fille est Thabut, encore deux syllabes de sources germaniques (Tat-bald, devenu thabaud, thabut et aussi thabert), soit l’action (tha-) et l’audace (-but).

Voilà qui ne manque pas d’à-propos pour qualifier les qualités d’une patronne de grande d’entreprise ou même d’une scientifique aventurière puisque c’est également le nom de l’astronaute américaine Christina Koch qui vient d’atterrir (dans l’incognito total) après avoir battu le record du temps passé au four et au moulin de la station spatiale internationale (2). Y compris donc étymologiquement.

(1) voir aussi l’article consacré à Maëva Coucke, Miss France 2017. Même sens ou pas?


(2) 328 jours!


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