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Lindbergh (Charles)

Lindbergh

Cette nuit du 20 au 21 mai 2015, des centaines de pilotes d’avion ont survolé l’Atlantique en quelques heures et sans états d’âme particuliers (on espère), et cela n’a empêché personne de dormir, contrairement à la même nuit de 1927 à bord d’un monoplace baptisé «Spirit of St Louis» (du Missouri), spécialement conçu pour être régulièrement instable et réveiller l’homme qui était aux commandes. Lequel aurait volontiers pris une tasse de tilleul chaud de temps en temps, forcément…

Injustice de l’Histoire et d’une médiatisation simpliste, Lindbergh n’a pas été le premier à traverser l’océan en question -loin de là- mais il a été le premier à le faire en solitaire, et il s’en fallut de peu que l’Amérique en récupère tout le bénéfice, puisque le petit Charles est en fait suédois (de souche familiale), ce que confirme l’apparence de ce nom aux racines typiquement scandinaves mais aussi germaniques. Le mot est en effet formé de deux parties, lind-berg (version allemande) ou lindt-bergh (version suédoise); ce qui nous fait un toponyme qui décrit l’habitat de son ancêtre.

Comme souvent, on a désigné l’endroit où résidait (ou d’où venait) une personne en caractérisant le terrain, surtout quand il est planté d’un végétal (fleur, arbre) caractéristique. C’est le cas, en français, des Duchêne et de ses nombreuses variantes; des Delaunay (de l’aulnaie), des Dufresne (du frêne), ou -plus compliqué- des Besse ou des Bez (d’après le latin ‘betulus’, le bouleau).

Ici, il est question de tilleul (lind) sans aucun doute planté sur une montagne (berg). N’imaginez pas un arbre tout seul au milieu de la neige des montagnes(*), puisqu’il faut prendre ce ‘berg’ non pas comme un ice-berg mais comme une colline, ce qui autorise à penser qu’il y avait plusieurs tilleuls, bref un bois de tilleuls. Alors, forcément, ce tilleul va avoir de nombreuses branches…

A commencer par le très rhénan (des deux côtés de la frontière) Lindemann,  »l’homme aux tilleuls », surnom possible d’un propriétaire ou d’un exploitant, qui habitait peut-être l’un des nombreux lieux-dits et hameaux (mosellans) nommés Lind. L’autre ‘lind’ célèbre a gardé un ‘t’ final, et c’est évidemment un certain Rodolphe, industriel zurichois qui créera, en 1879, le premier chocolat fondant qui fera la renommée de son nom et de la marque, en association avec un certain M…Köhler, il n’y a pas de hasard.

Les Anglais ne sont pas de reste, sur la même racine mais avec un suffixe d’origine différente, on arrive au nom Lind-on, personnage flamboyant de l’histoire nationale, dont un certain Barry inspirera le réalisateur de cinéma Stanley Kubrick; sans oublier son jumeau américain Lyndon, prénom de président (Johnson). Et la France, alors? Pas de problème, vous pouvez rajouter pas mal de feuilles dans la tisane…

Citons le très normand-hérité-de-Viking…Lindon, comme l’acteur Vincent; mais si l’on s’en tient à la version romane de la racine (til-) cela nous fait remonter au latin ’tilia’ puis ’tiliolus’ (le petit tilleul, ou le tilleul domestique), d’où l’orthographe de notre mot actuel. Voila qui nous permet de récolter des Dutilleul, ainsi que leur version occitane (avec un ‘h’) Duthilleul (comme l’actrice Laure) et leur forme abrégée Duthil ou Dutheil, et enfin, retour vers la région parisienne avec les Duteil (comme le chanteur Yves)!

(*) contrairement aux Dupin français par exemple, dont la maison ou le jardin s’ornait d’un arbre unique, sinon ils s’appellent les Pinède…


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