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Martel (Gervais, ou Charles)

Martel

Ils se retrouvent tous les deux sous la même enclume de l’étymologie: Gervais, celle de l’actualité; Charles, celle de l’Histoire. Si le second est connu (à tort!) pour avoir stoppé les ‘arabes’ à Poitiers*, le premier, homme d’affaires calaisien passionné de rugby est néanmoins de retour aux commandes du Football.Club de Lens, lequel a sué ‘sang et or’ ce lundi, pour s’imposer face à Metz (3-2). «Lens ne fera pas de folies» avait pronostiqué le patron (en parlant de finances, pas du score, mauvais esprits!). Autrement dit, inutile de se ‘mettre martel en tête’, il y est déjà. Et pour cause…

Honneur aux anciens: le monsieur Charles, futur grand-père d’un certain Charle…magne, avait la réputation -si banale à l’époque- de frapper ses adversaires comme un dingue avec sa masse d’armes, d’où ce surnom de ‘martel’, mot directement issu du bas-latin, et qui va être vocalisé (=transformé avec des voyelles) en ‘marteau’. Il s’agit donc bien d’un surnom tout à fait descriptif et on ne peut plus primaire de l’action distinctive du bonhomme (Au 20è siècle, Charles Martel se fût appelé Claude François: « Si j’avais un marteau »).

Or, le sens du mot, ou plutôt son objet, va rapidement changer, car l’arme en question ne va pas survivre au Moyen-Age, faisant alors des Martel des gens aussi marteaux que Cétautomatix, le belliqueux géant du village d’Astérix, grosse barraque au tablier de cuir, puisqu’il est forgeron. En effet, le marteau le plus important est devenu celui de cet artisan indispensable à la vie d’une cité, puisque responsable de la qualité et du travail des métaux, que ce soit pour la guerre, les bijoux ou les ustensiles de cuisine pour découper le poisson («Il est pas frais, mon poisson?»). Telle est donc l’étymologie du patronyme de notre président lensois, tout au moins celui de son ancêtre, au bas mot à la cinquantième génération, ce qui vous dispense d’allusions ironiques sur sa politique de gestion.

De fait, les Marteau vont désormais désigner des hommes de fer, de ceux qui tenaient en main le marteau d’une forge. Ce qui va permettre de frapper tous les Martel, Martelat, Martelet, Martelon, et même, après un phénomène de ‘rhotacisme’ (le L va être rrrroulé en R), les Marteret ou Marteron, auxquels il faut rajouter, en fonction des régions, les Martheret et Marthouret (comme François, l’acteur de cinéma et surtout de télévision). Les seuls à surnager dans le lot sont les Marthelot, qui sont le plus souvent des variantes (ou erreurs de transcription) de Mathelot (en Sud-Bretagne), finalement en rapport avec de ‘vrais’…matelots! Heureusement, comme aurait dit Charles, il n’y en a pas des masses, et finalement, le seul marteau qui fasse surtout du bruit de nos jours est plutôt du genre ‘piqueur’.

(*) En fait, le chef franc descendait ‘en raid’ vers le Midi pour piller quelque(s) ville(s), et s’est cogné aux sarrazins dans un bled (c’est le cas de le dire!) du marais poitevin: Vouneuil-sur-Vienne. Juste quelques baffes dans un pré, qui vont durer une petite semaine quand même, mais pas de quoi en faire une date historique, sauf que le chef musulman est tué dans la castagne et que ses hommes se barrent pendant la nuit suivante. ‘Poitiers’ ne deviendra l’enjeu d’une «Bataille entre l’Orient et l’Occident» qu’au 19è siècle, pour servir la propagande de l’Histoire de France; et aussi une politique économique protectionniste contre des magnétoscopes japonais, au 20ème…


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