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Meghan (& Harry)

Meghan

Horreur, malheur! Vous pensiez échapper à l’hypocrite engouement des médias (y compris les plus critiques, qui n’ont pas le choix) en quittant un écran de télévision collant et collé sur les réunions de familles royales…et voilà encore les mariés de Windsor sur votre ‘deuxième’ (ou troisième, ou quatrième) écran. Car vous n’avez peut-être pas encore vraiment éclairci pourquoi votre cerveau français associait la brunette actrice de séries à une voiture (elle aussi) de série construite par Renault…

…mais vous savez déjà que le prénom de la future Altesse est une forme galloise du mot latin ‘margarita’ qui évidemment a donné en français Marguerite, comme celui de l’écrivaine Donnadieu (dite Marguerite Duras, en hommage à la cité du Lot-et-Garonne), ou encore celui de la mère du producteur de cinéma Léon Gaumont (en 1900) qui en fera le logo -toujours stylisé- de sa société.

Celle qui peut aujourd’hui «rire de se voir si belle en ce miroir», l’air préféré de la fiancée éponyme de Faust, porte donc un prénom influencé par les lointaines racines d’un papa (malade du coeur?) de souches néerlandaise et irlandaise, d’où peut-être cette affinité avec l’orthographe Meghan ou Megan ou Meygan, Maygan, Méanne et encore…Morgane, pour rassembler toutes les filles linguistiques possibles de ce surnom romain.

Car cela n’éclaire pas tout de suite la ou les raisons d’un tel baptême; vous avez peut-être lu que le terme latin définit une perle (la pierre précieuse), ce qui n’est pas sans poser quelques questions quand même: pourquoi a-t-on un jour qualifié de ‘perle’ une fille de Rome? Première explication: il ne faut surtout pas prendre le mot au pied de l’huitre, surtout au sens figuré français actuel de ‘bijou’ («ma perle»), gentil mais tout à fait déplacé.

Pas question non plus de compter le nombre de colliers portés par telle ou telle femme (sinon, on en aurait des vitrines entières); pour une fois, il faut très probablement s’attacher au sens propre qui fait allusion à la couleur blanche de la nacre donc, par transfert, au teint particulièrement pâle de la ‘magarita’ en question; ou éventuellement, si symbole il doit y avoir, à la blancheur…d’âme de la personne, c’est-à-dire à sa pureté, valeur beaucoup plus fréquemment mise en avant dans les procédés onomastiques (de création de noms): exactement les qualités accordées à la fleur blanche dont les pétales ont chacun la forme d’une perle, soit la pureté, l’innocence et la loyauté, toutes caractéristiques plutôt de bon augure pour un mariage, il est, n’est-il pas?

Ce qui fait que, assez logiquement, le diminutif de Marguerite va devenir son exact opposé, puisque Margot (l’abrégé du précédent + un suffixe ironique en -ot) désignera, à partir de la moitié du 16ème siècle, une…fille ‘de mauvaise vie’, puis plus tard une femme à tout le moins bavarde, d’où le surnom, dans plusieurs régions, de la pie; nos ancêtres paysans, décidément très sensibles de la feuille, iront même jusqu’à créer le verbe ‘margoter’ pour qualifier le cri -désagréable- de la caille (mais vous n’avez rien à craindre, au rythme où est partie la planète, vous ne risquez pas d’en trouver dans votre jardin).

Autre version contractée de la marguerite, celle d’une ‘Miss Maggy’ (selon le chanteur Renaud) qui sévira en tant que premier ministre britannique, et pas mieux aimée de certains de ses concitoyens; la seule à relever la tête (de la fleur) sera une bourgeoise télévisée française du 20ème siècle nommée « Maguy »…

Ne nous reste plus qu’à résoudre la question de la berline cinq portes fabriquée en Espagne par le constructeur automobile français, dont le nom n’a…strictement aucun rapport avec un pendentif de joaillier (sauf le tarif de certaines versions luxe). Le mot a été créé par une agence spécialisée au service de la marque en s’inspirant du volume du modèle (plus important que celui de son ancêtre, la R 19), utilisant alors l’adjectif grec ‘méga(s)’ qui signifie grand, le suffixe ‘-ne’ (voire ‘-ane’) final étant destiné à donner (je cite) «une dimension futuriste» au véhicule. Méga-ne mais aussi méga-lo, donc.

Malheureusement, quelques parents (statistiquement situés dans les départements extrêmes nord et sud de la France) déposeront le modèle de la voiture comme prénom à un Etat-Civil qui le leur refusera le plus souvent (la/le secrétaire de mairie n’est pas étymologiste!); mais, en y rajoutant désormais ce ‘h’ gallois, il y a fort à parier que, comme au Royaume-Uni, le mot revienne en force sur les faire-parts de baptême. Pas de doute, Meghan est grand(e); au moins étymologiquement.

ps: ah oui, pour Harry, n’hésitez pas à aller (re)voir l’article sur le gamin sorcier…Potter ou sur Ford, le fils d’Harry (Harrisson)!


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