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Mermoz (Maxime ou Jean)

Mermoz titre

Sport, le retour…Où l’on reparle de Mermoz, pas Jean, le héros de l’Aéropostale française disparu en mer en 1936 (mais, pour ce qui nous intéresse, l’étymologie est évidemment la même que) Maxime, international de rugby dont la presse sportive suit les nombreux ‘déménagements’ d’une équipe (et d’un pays) à l’autre. Quoi qu’il en soit, le patronyme est de toutes façons déjà célèbre dans nos rues, places, lycées, etc. Avant de commencer, avez-vous une petite idée? Si, si, une ‘petite’ idée…

Désolé, je ne pouvais pas vous aider davantage -mais il est vrai qu’il déjà lâcher un peu son imagination si on n’est pas linguiste: le ‘mermoz’ est un nom commun -ou plutôt un adjectif- issu du latin…minimus (oui, minime en français) qui signifie donc très petit ou tout petit; vous pouvez d’ailleurs mettre un trait d’union entre ces deux derniers mots, ça marche aussi puisqu’un tout-petit va avoir comme synonyme un…marmot, quasiment le même son que Mermoz, et en tous cas la même origine.

Bon d’accord, il faut accepter deux choses en l’occurrence: que l’évolution du terme latin ait subi suffisamment de ‘corruptions’ au fil des siècles et l’influence des parlers germaniques pour réussir à intégrer ce ‘r’ à la place d’un ‘n’. Et que, en ce qui concerne spécifiquement le ‘z’ final, il soit la marque de la région d’implantation du mot, ici la Savoie (et Haute aussi si vous voulez, on ne parle pas des départements français mais de toute la zone d’influence des Duchés successifs au cours de l’Histoire).(*)

En fait, la première forme de la famille des patronymes ‘minimes’ sera Merme, puis Mermé ou Mermet (comme le journaliste de radio Daniel). Viendront ensuite les Mermod, Mermoz donc, Mermillod (encore plus diminutif peut-être) et Merminod, soit pour désigner le petit-dernier (d’une fratrie par exemple), soit un homme réellement très très petit. Chaque variante porte le signe de sa région, nos ancêtres n’avaient donc même pas besoin de demander d’où venait leur interlocuteur, rien que la forme du nom…et l’accent sans doute. Franche-Comté et Lyonnais pour les Mermod; Savoie donc pour les Mermoz (comme Famoz, Echenoz, Berlioz, etc**); la Suisse pour les Mermod et Mermillod; et le Poitou pour les Mermotteau ou Mermetteau, tout cela dépendant très simplement de la phonétique en usage dans les différentes parties du pays, avant nivellement parisien de l’école publique centralisée.

Dernier détail: il est bien entendu que le lieu de naissance ou de vie d’une personne n’est jamais un indice unique et probant de son origine. Sauf que Jean l’aviateur, bien que né dans l’Aisne, descend d’une famille de restaurateurs sud-lyonnais; et que Maxime est le fils d’une maman algérienne et d’un papa…savoyard! Bon sang, mais c’est bien sûr…

(*) voir à ce sujet la remarquable -et très complète- contribution apportée par un de nos lecteurs dans la chronique sur (Pierre) Gattaz, lui aussi « savoyard ».

(**) Même raisonnement donc pour les ‘az’, confirmant bien que, même si vous êtes un skieur occitan, il faut dire ‘la Cluzâ’ (et non Cluzazze), Avoriâ (pas Avoriazze), et caeterâ (pas caeterazze). Mais…ah là là, on dit Gattaz!


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Un commentaire au sujet de Mermoz (Maxime ou Jean)

  1. encore une fois j’ai appris plein de choses que je ne connaissais pas ou que j’avais jamais imaginé; dans des articles précédents j’apprécie toujours votre humour jamais mal placé. avec mess félicitations Gustave de Nice

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