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Pernaut (Jean-Pierre)

…aura donc été un jour son propre présentateur, faveur dont tous ses confrères n’ont pas forcément bénéficié, ni des mêmes égards, ni évidemment de la même carrière dans l’Histoire du paysage audiovisuel français. Levons alors notre verre à la santé de ce Pernaut (ou Pernaud, ou Pernod, selon la province), dont la provenance étymologique n’a rien à voir avec le nouveau centre du monde, la cathédrale d’Amiens (et non plus la gare de Perpignan, dixit Dali).

Si le foyer familial ‘récent’ de Jean-Pierre est bien la Région des Hauts-de-France, le mot a été formé beaucoup plus au sud, en zone occitane et plus précisément gasconne puisqu’il s’agit du territoire actuel des Landes ou du Gers. Il se compose de deux syllabes (non?) qui ont chacune un rôle important et…caché, puisque l’une et l’autre sont des contractions!

Pernaud (on va prendre la version plus ‘grave’ terminée par un ‘d’, même s’il est -en principe- muet (1) est en effet la réunion abrégée de deux autres prénoms, soit Pierre + Arnaud, via une phase transitoire en Pierarnaud, puis Perarnaud et enfin Pernaud. L’ex-présentateur du ‘13h’ a donc en fait quatre prénoms comme état-civil, dont une redite sur ce Pierre ou même cette pierre…

Car tout cela, quelles que soient la forme et l’orthographe de la version, nous renvoie inévitablement à un jet de pierre du village d’origine, soit le plus souvent une carrière, l’un des sites les plus utiles pour nos ancêtres, en raison de tout ce qu’on pouvait en extraire, y compris un surnom de famille. 

Le qualificatif peut donc s’appliquer, comme d’habitude, à un toponyme (« le gars qui habite près d’un lieu à cailloux »), mais plus sûrement à un travailleur de la pierre. Et, avant d’être un très artistique et intellectuel ‘sculpteur’, il s’agit d’un carrier, un ouvrier qui travaille à l’extraction, au mieux l’entrepreneur qui exploite la mine.

Sur le chemin des Pernaut, il fait donc semer de nombreux petits cailloux, dont les Pernaux et quelques diminutifs comme les Pernet, Perney, Pernot, Pernoux et Pernoud (comme la psychologue Laurence). Et, d’un autre côté, en privilégiant la présence du ‘Pierre’, les Perrenot, Pierrat (comme l’avocat Emmanuel), Perret, comme le chanteur…Pierre), Perrin (comme l’acteur Jacques), Perrein (l’écrivaine Michèle), Perrault (Charles, auteur de contes) ou encore un Perrineau des plateaux-télé (le politologue Pascal).

Bref, vous vous demandez encore s’il y a un rapport avec une célèbre boisson anisée…suisse, créée en 1928 par un certain Henri-Louis Pernod et dont la trouvaille sera plus tard rachetée par un certain Paul Ricard (2)…Il s’agit bien sûr de la même provenance linguistique; mais, pour saluer le départ de Jean-Pierre, vous pouvez tout simplement fêter ça au…Perrier, cela revient au même. En tous cas, étymologiquement!

(1) Il existe des matronymes (des version féminines du nom) en Pernaude, peu fréquents actuellement mais en général hérités des siècles passés, sur le même schéma que Renaude, Arnaude, etc…

(2) Et réciproquement, dans les années 1970.


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