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Picamoles (Louis)

Picamoles

Vous avez peut-être entendu son nom pour la première fois lors du match de Coupe du Monde (de rugby) contre les Etats-Unis, au cours duquel « un XV de France fébrile a assuré l’essentiel » (France Info) sous la direction de Loulou. Le gabarit du bonhomme (1,96m/112 kgs) ne permettant pas la familiarité, il s’agit bien du surnom du capitaine du moment. Et si l’équipe n’a pas bien frappé -au moins les esprits- ce n’est peut-être qu’un hasard!

Le patronyme de notre troisième-ligne né à Paris vient du sud, sous la forme typique d’une langue d’oc probablement pratiquée par des ancêtres originaires de la région de Montpellier. Il y a deux indices proprement linguistiques dans cette variante de Piquemal, d’une part la transformation orthographique du ‘qu’ en ‘c’, d’autre part ‘l’ouverture’ des voyelles ‘e’ et ‘a’, en ‘a’ et ‘o’ (voire parfois ‘ou’). Ces deux phénomènes semblent indiquer une forte influence catalane (*).

Malgré le son, Picamoles ne risque donc pas d’équivoque avec une…pique molle, puisqu’on le trouve aussi en Pyrénées-Orientales sous la forme Picamal, confirmant la présence de deux racines bien distinctes en ‘pica’ + une alternance ‘mol/mal’. Pour une fois, la première, issue du verbe occitan ‘picar’, peut se rapprocher de l’équivalent moderne piquer, au moins d’un point de vue général.

A l’origine, le sens concerne bien une aiguille, un aiguillon (d’abeille) ou un éperon (de cavalier); la même racine sert par exemple pour désigner celui qui travaille en piquant…avec son bec, le pi(c)vert. Il peut même être question de couper, de faire une incision après avoir fait des ‘trous’, aussi bien dans un tissu que dans du bois en utilisant un coin, ce qui nous rapproche de l’explication finale.

Car l’évolution du mot s’orientera plus communément vers l’idée de frapper, non plus avec une pique mais le plus souvent avec un instrument plus large comme un marteau ou un maillet; ce qui fait que vous trouverez sans doute une définition très personnalisée au sujet d’un forgeron tapant sur son enclume; et plutôt fort ou adroitement, puisque le ‘mal’ de la seconde racine n’a rien à voir avec le contraire de ‘bien’ mais avec l’instrument dont se servait l’ouvrier en question dans sa forge.

Cela étant, n’en déduisez aucune conclusion sur le style de jeu des joueurs cherchant à percer la ligne de défense pour aller taper non pas sur leurs adversaires mais évidemment derrière les poteaux. Sauf peut-être étymologiquement…

(*) ce qui ne signifie pas forcément espagnole, au sens des frontières actuelles. Tout comme le pays dit basque, par exemple.


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