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Troadec, Orvault

Orvault

Mesure de discrétion journalistique ou interdiction des enquêteurs? Les medias ont mis un certain temps avant de nommer précisément la famille dont la (pour le moment) mystérieuse disparition pose problème et éventuellement question, au moins d’un point de vue étymologique, sans oublier le toponyme de cette commune de l’agglomération nantaise. Sans savoir si les Troadec sont déjà loin de chez eux, on a quand même affaire à un sujet en or…

Si! Pour une fois, vous ‘entendez’ quasi-clairement l’origine d’Orvault, terme d’orthographe typiquement ligérienne (or-veau, or-veault ou or-vault sont caractéristiques des suffixes en Vallée de Loire: le -aud ou -eaud étant plutôt de souche poitevine ou vendéenne). Et dans ‘or-vault’, écrit ‘Or(s)valdum dès le 12ème siècle, avec des variantes parfois tellement inattendues que même les linguistes n’hésitent pas à qualifier spontanément certaines mentions de grossières erreurs de recopie, il y a donc une histoire d’or + la forme d’ancien-français vault issue du latin ‘vallum’, la vallée (ou le vallon).

Pour être tout à fait exact en latin, on aurait pu écrire ‘auris-vallum’ (ou auris-vallis, pour les puristes des déclinaisons, avec un pluriel de lieu), bref une possible évocation d’une ‘vallée en or’, non pas au sens du minerai (ça se saurait depuis longtemps) mais d’un site particulièrement fertile ou agréable, une douceur angevine (et donc tourangelle ou nantaise) comme la célèbreront bientôt les poètes de la Pléiade. Comme d’habitude, quelques-uns ont cherché sur le terrain à tirer le mot de façon plus…terre-à-terre, avec l’image de floraisons couleur jaune d’or, mais je ne crois pas plus à Orvault-capitale du mimosa qu’à la vallée des pépites (même si certaines maisons de banlieue valent la visite)…

Car la proprette commune, comme un certain nombre d’autres voisines, accueille, dit-on, des familles assez aisées qui vivent sur un ‘grand pied’, expression de sens figuré qui correspond néanmoins exactement à ‘Troadec’, patronyme formé sur un ‘troad’ dont je n’ai pas besoin de vous dire qu’il est purement breton et qui signifie le pied, plus exactement un grand pied, cette fois au sens propre (ce qui vaut toujours mieux pour le membre en question). Partant de là, Troadec, ou Le Tradec, parfois le Trouadec, sont devenus des sobriquets qui pouvaient concerner des gens à la pointure remarquable (certains disent aux pieds-plats, toute différence étant pour nos ancêtres matière à remarques diverses). Néanmoins, pour l’instant, cette histoire de disparition, ce n’est pas le pied, sauf étymologiquement bien sûr.


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